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Jean Laroche en Afghanistan

Petit à petit, l'armée afghane s'organise

Depuis maintenant près de trois ans, les membres de l'ELMO accompagnent et forment les militaires et policiers afghans
© Photo Courtoisie Depuis maintenant près de trois ans, les membres de l'ELMO accompagnent et forment les militaires et policiers afghans

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KANDAHAR, Afghanistan - Petit pas par petit pas, l'armée afghane a réalisé de grands progrès dans tous les domaines, notent plusieurs officiers canadiens.

« On partait de très loin », rappelle le major Adam Barsby, de l'Équipe de liaison et de mentorat opérationnel (ELMO).

Depuis maintenant près de trois ans, les membres de l'ELMO accompagnent et forment les militaires et policiers afghans. « Ce travail est le plus important de notre mission. Autant pour nous que pour les Afghans. Dans un monde idéal, les Afghans ne veulent pas que les militaires canadiens soient sur leur territoire. Ils veulent leur propre armée », explique le colonel Jamie Cade, commandant par intérim des forces canadiennes en Afghanistan.

Par contre, une des grandes difficultés initiales a été de trouver des solutions aux problèmes afghans qui soient en accord avec leur culture. « Trouver des solutions canadiennes pour des problèmes afghans, ça ne marcherait pas. Si on veut être vraiment efficaces, il faut trouver des solutions afghanes », ajoute le major Barsby.

Des retards

Les retards des troupes afghanes étaient bien visibles, et ce, dans presque tous les domaines, note-t-il. « C'était particulièrement vrai en matière de renseignements et de soins médicaux », poursuit le major Barsby.

« Ils utilisaient des techniques complètement désuètes et n'avaient aucun équipement. Au cours des derniers mois, on leur a donné du matériel et nous leur avons enseigné comment opérer », ajoute le major Richard Deschambault. Petit à petit, les Afghans ont appris, si bien qu'il y a quelques semaines, un blessé a été entièrement traité par eux, avant d'être transporté à l'hôpital. « Quand il est arrivé, les médecins pensaient que c'était nous qui en avions pris soin. Il y a quelques mois à peine, une telle chose aurait été impensable », poursuit le major Deschambault.

Au cours de l'année, les Afghans recevront 37 ambulances tactiques. Les membres de l'ELMO leur apprendront donc à les conduire et à les utiliser correctement. « Nous avons maintenant une fondation sur laquelle construire. Il manque de la plomberie ici et là, mais au moins, nous avons une base solide », constate le major Deschambault.

Selon lui, le plus important pour tous les membres de l'ELMO est de former correctement un petit groupe d'Afghans. « Après, ce sont eux qui vont éduquer leurs confrères. Quand nous rentrerons à la maison, ils ne retourneront pas où ils étaient », explique-t-il.

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