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Internet dans les écoles de Québec

« L'absurdité » de la censure

Félix Gingras Genest qualifie « d'absurde » la censure d'internet dans son école secondaire.
© Karl Tremblay Le Journal de Québec Félix Gingras Genest qualifie « d'absurde » la censure d'internet dans son école secondaire.

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Pour un jeune élève de Québec, le contournement de la censure imposée sur certains sites Internet par les Commissions scolaires de la région ressemble à un jeu d'enfant.

« Je vous apprends que video.google.com est bloqué à l'école (De Rochebelle) à la suite d'une demande de la commission scolaire (.). Je me fais un devoir (et surtout un plaisir !) d'apprendre les tricks aux autres jeunes. Quand l'injustice devient loi, la rébellion est un devoir ».

C'est le message posté jeudi sur le blog de Félix Gingras Genest (felixggenest.blogspot.com), 15 ans, étudiant en secondaire 3 à l'école De Rochebelle, dans le secteur de Sainte-Foy.

« La censure est d'autant plus absurde qu'ils laissent le site video.google.ca ouvert. Or, c'est la même chose que video.google.com », fait-il savoir. Même principe pour Skyblog.com, un site censuré. Un autre nom de domaine, qui renvoie au même site (Skyrock.com), est totalement dégagé.

Vendredi midi, Félix s'est même amusé à vérifier l'accessibilité de certains sites pour adultes à partir du laboratoire informatique de son école. « YouPorn.com et XXX.com, deux sites pornos très connus, sont libres d'accès », glisse-t-il malicieusement.

Le jeune Félix soutient qu'il ne craint pas des représailles de la part de son école ou de la Commission scolaire (CS). « Il n'y a rien de méchant dans ce que je dis, argue-t-il. J'énonce des faits. »

À la CS des Découvreurs, la conseillère en communications, Claire Savard, explique que son organisme « fait le contrôle des sites offensants à partir d'une base de données. Il y a des mots clés comme sexe ou violence qui sont détectés ». Cela dit, Mme Savard n'était pas au courant des dernières trouvailles de Félix Gingras Genest. « Internet, ça va tellement vite qu'il arrive que l'on soit déjoués », souffle-t-elle.

taieb.moalla@journaldequebec.com

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