/homepage
Navigation

Les autres commissions scolaires de la région

Coup d'oeil sur cet article

D'une Commission Scolaire (CS) à une autre, les sites les plus populaires de la Toile sont diversement jugés. YouTube est ainsi autorisé dans les établissements de la CS des Navigateurs, mais pas dans ceux des Découvreurs. Tour d'horizon des différentes techniques et de la « logique » qui sous-tend les blocages.

La Commission scolaire (CS) de la Capitale utilise les services d'un logiciel coupe-feu géré par une firme externe. Ainsi, une catégorie de sites et de sujets jugés controversés sont bloqués. « C'est le cas pour les sites avec les mots : sexe, violence, matériel adulte ou hacking », spécifie la porte-parole Marie-Hélène Dion. Le logiciel est mis à jour de façon régulière.

Claude Lajoie, directeur des services informatiques reconnaît que « la ligne peut être mince » et que le logiciel peut censurer un site d'éducation à la sexualité en le confondant avec un site pour adultes. « Un lien Internet qui décrit l'organe sexuel d'un panda n'est pas forcément pornographique », laisse-t-il tomber.

À la CS des Navigateurs, sur la Rive-Sud de Québec, la coordinatrice aux communications, Louise Boivert, explique que le blocage se fait grâce à un abonnement à blacklist.org. « C'est un logiciel libre avec le système Linux qui nous coûte 600 $ par année, énonce-t-elle. Il dépiste et bloque des milliers de sites selon leur thème : la boisson, les armes à feu, le gambling, l'agressivité et la pornographie. » Des sites qui prennent trop de place dans la bande passante peuvent également être bloqués.

La ligne de partage demeure le « contenu pédagogique » des références Internet. C'est pour cela que le site de réseautage social Facebook est censuré pour « absence de contenu pédagogique », tandis que le site de partage de vidéos YouTube est libre d'accès. « On peut notamment y écouter de la musique et apprendre à jouer de certains instruments », selon Mme Boisvert.

Du côté de la CS des Découvreurs, Claire Savard explique le blocage de YouTube par « la gestion du trafic (sur la bande passante) ».

Confrontée à des problèmes comparables à ceux de la CS de la Capitale, les responsables de la CS des Premières-Seigneuries sont en pleine implantation d'un nouveau système de contrôle. « Avec l'ancien système, qui n'était d'ailleurs pas si vieux que ça, il arrivait qu'un site avec une extension .com soit censuré, mais pas le même site avec l'extension .ca», admet Langis Michaud, régisseur au service informatique.

Un nouveau pare-feu, produit par la firme Fortinet, a été installé la semaine dernière. Une version préliminaire, qui doit encore être approuvée par les autorités compétentes, bannit les sites qui contiennent du racisme ou de la haine et ceux consacrés au hacking et à la pornographie. Il autorise les liens où il est question de maltraitance d'enfant, d'avortement, d'homosexualité et de plagiat.

Commentaires