/homepage
Navigation
grippe a (h1n1)

Les chercheurs avancent

Coup d'oeil sur cet article

Les chercheurs québécois en savent maintenant un peu plus sur le fameux virus A (H1N1), après être parvenus à évaluer de façon plus précise la période de contagiosité des personnes touchées par la grippe A (H1N1).

Les résultats préliminaires de leur étude seront présentés aujourd'hui à un prestigieux congrès international qui se déroule à San Francisco, sous l'égide de l'Association américaine de microbiologie. Ces données revêtent leur importance dans la course contre la montre vers une meilleure compréhension du nouveau virus A (H1N1) et les façons d'y faire face.

Le regroupement de chercheurs, sous la coordination de deux médecins chercheurs de Québec, a recueilli ses renseignements auprès de 65 familles québécoises de mai à juillet 2009. Leurs résultats montrent qu'environ 13 % des personnes infectées par le A (H1N1) étaient toujours contagieuses le huitième jour après le début de leurs symptômes, mais aucune ne l'était après 10 jours.

« Nous voulions savoir si le virus A (H1N1) demeurait vivant plus longtemps que celui de la grippe saisonnière. Dans ce dernier cas, les gens ne sont plus contagieux après sept jours. Notre étude révèle que le virus A (H1N1) peut rester vivant de deux à trois jours de plus. Nos données sont intéressantes pour les autorités sanitaires, en vue de l'élaboration des stratégies d'isolement », précise, de San Francisco, le Dr Gaston De Serres, médecin-conseil à Québec pour l'Institut national de santé publique du Québec.

Réponse immunitaire

Ces résultats préliminaires seront complétés par des études en cours sur les prélèvements sanguins et comparés à ceux de différentes recherches menées ailleurs dans le monde. On procédera également à d'autres analyses, dont une sur la réponse immunitaire des sujets infectés et une autre sur la proportion de personnes touchées par le virus de la grippe A (H1N1), qui ne présentent pas de symptômes.

Le regroupement interdisciplinaire se compose d'une quinzaine de chercheurs provenant de plusieurs universités et centres de recherche canadiens, sous la coordination des Drs Guy Boivin, infectiologue au centre de recherche du CHUL, et Gaston De Serres.

Commentaires
Loading