/homepage
Navigation
Minute par minute

Le colloque sur la Génération C minute par minute

Le colloque sur la Génération C minute par minute
© Courtoisie

Coup d'oeil sur cet article

Un mois après avoir consacré un dossier à la génération Internet, le Journal de Québec assurera mardi la couverture du premier jour du colloque du Centre francophone de recherche en informatisation des organisations (CEFRIO).

Cet événement portera sur la Génération C dont les membres « ont grandi avec les technologies de l'information et ont souvent des attentes et des comportements différents de ceux auxquels les organisations ont été habituées ».

C'est à suivre en direct, minute par minute, sur le site Internet du Journal (www.journaldequebec.com) à partir de mardi matin.

Pour réagir au direct, écrivez à notre journaliste Taïeb Moalla (taieb.moalla@journaldequebec.com).

17 H : Le premier jour du colloque sur la génération C s'achève à l'instant. Je vous invite donc à lire mon compte rendu dans l'édition papier de demain (mercredi) du Journal de Québec. Ce fut une belle expérience. À la revoyure, chers internautes...

16H55 : Le petit rigolo, dont je viens de parler, s'est s'excusé à tout le monde. Son détournement publicitaire du tag (hashtag pour les initiés) Twitter du colloque a été mal accueilli par plusieurs participants. « Je croyais qu'il y avait un esprit d'humour et de célébration...voulait fâcher personne », a-t-il battu en retraite.

16H45 : Comme le « tag » du colloque (#genc) est très populaire sur le Twitter francophone, un petit rigolo s'amuse à lancer des publicités douteuses en ajoutant le "genc" à la fin de ses messages. Cela lui permet de joindre des centaines de personnes connectées sur ce tag.

16H35 : « Il y a des professeurs qui ont peur du Web 2.0 (le web participatif) et croient qu'ils vont perdre leur jod à cause de ça », avance l'expert Francesc Pedro. Ce dernier nous montre ensuite une drôle de diapo. Un père dit ceci à son fils : « Ta maman et moi avons su que tu bloguais. On ne sait pas trop ce que c'est, mais on aimerait bien que tu arrêtes ça ! »

16H30 : Le professeur Pedro nous dit en substance que la « fracture numérique » augmente avec la « fracture sociale ». Si j'ai bien compris, il a donné l'exemple de l'évolution de jumeaux qui auraient été séparés à la naissance et qui auraient évolué dans des milieux sociaux différents.

16H10 : L'expert espagnol Francesc Pedro parle de « panique morale » dans notre façon d'interagir avec les jeunes. « Un peu comme la réaction de nos parents devant l'arrivée de la télévision dans nos vis dans les années 1960, et 1970 », croit-il savoir.

14 heures : Je vais délaisser un peu le direct sur Internet, car je dois écrire les articles pour la version papier du Journal de Québec de demain. De retour vers 16 heures au moment de la conférence portant sur l'avenir des technologies de l'information dans l'univers de l'éducation. À tout à l'heure.

Midi 20 : On vient de parler de téléchargement illégal de la musique sur Internet. « C'est rendu tellement facile », a lancé une participante. « Les artistes ne feront plus de CD si jamais on télécharge tout gratuitement », a rétorqué un jeune homme. Pause dîner. Retour vers 14 heures.

Midi 10 : Breaking news : Une jeune fille vient de faire courageusement son coming-out numérique. Elle n'a pas de profil Facebook, a-t-elle révélé, suscitant un murmure dans la salle et même quelques applaudissements. Un jeune homme parle de « la pression sociale de (sa) grand-mère » pour qu'il vienne sur Facebook ! Tous critiquent le « côté voyeur » du réseau.

Midi 10 : Faut-il faire confiance à l'encyclopédie en ligne Wikipédia ? Est-ce un outil fiable ? Les jeunes de la génération C, qui sont actuellement sur scène, ont des avis fort divergents sur la question. Une jeune fille mentionne, à juste titre, que la première source qui apparaît lors d'une recherche sur Google n'est pas forcément bonne. « Il faut recouper les informations et, surtout, aller lire dans les bibliothèques », conseille-t-elle.

Midi : Une donnée intéressante sur le vote. On apprend que 46 % des jeunes québécois de 18 à 24 ans ne votent pas nécessairement chaque fois qu'ils en ont la possibilité. 72 % des jeunes affirment cependant qu'ils voteraient davantage s'ils pouvaient le faire en ligne, à partir de leur ordinateur ou d'un téléphone cellulaire. De quoi donner des idées au maire Régis Labeaume qui craint une participation anémique au scrutin du 1er novembre ?

11h45 : Quelque 37 % des jeunes opteraient volontiers pour une carrière dans la fonction publique. Ce chiffre a surpris les personnes présentes qui l'ont jugé très (trop ?) haut. Beaucoup ne croient visiblement pas à l'attrait du secteur public. On évoquera sûrement ce sujet lors des ateliers de cet après-midi.

11h40 : « Si je pouvais télécharger des souliers de course gratuitement sur Internet, je le ferais », a répondu un des participants à l'enquête du CEFRIO. S'agissant d'éducation, cet extrait est édifiant. « Seulement 35 % des jeunes Québécois estiment que la plupart des professeurs disposent des connaissances adéquates pour les accompagner dans leur apprentissage des technologies et 46 % sont plutôt d'avis que seulement quelques-uns de leurs enseignants sont en mesure de le faire. Les garçons (21 %) et les grands utilisateurs d'Internet (22 %) sont plus nombreux à douter des capacités de leurs enseignants à cet égard. » D'autre part, une statistique qui fera plaisir à mes patrons. « Et vers quelles sources d'information les 18 à 24 ans se tournent-ils lors des campagnes électorales ? 72 % mentionnent les médias traditionnels ou électroniques, 60 % leurs parents ou amis, 38 % le site officiel des partis et 7 % les blogues (à l'exception de ceux des candidats) ou les réseaux sociaux comme Facebook. Les grands utilisateurs d'Internet sont dix fois plus nombreux (10 %) que les petits (1 %) à consulter les blogues des candidats. »

11h25 : Dévoilement des résultats de l'enquête sur la Génération C, celle qui crée, collabore et communique beaucoup. On apprend que, sur Internet, « les filles jasent et les gars jouent ». « Et que font les jeunes sur Internet ? 85 % cherchent de l'information ou communiquent par courriel, 74 % clavardent, 71 % écoutent de la musique en ligne, 62 % visitent des sites de réseautage (Facebook, MySpace, etc.), 49 % participent à des concours et 45 % s'adonnent à des jeux. Encore là, les usages diffèrent selon le sexe. Les filles communiquent davantage (tenue d'un blogue, échange d'informations pour les devoirs, participation à un site de réseautage, etc.), alors que les garçons se divertissent et consomment avant tout (achats en ligne, lèche-vitrine virtuel, jeux en ligne, petites annonces, téléchargement ou écoute de films et de vidéos, etc.)», lit-on dans le communiqué de presse du CEFRIO. Le communiqué au complet peut être lu sur le carnet de Bruno Guglielminetti (http://www.radio-canada.ca/radio/techno/) qui a eu la gentillesse de « ploguer » le direct du Journal de Québec).

10 H 45 : Danah Boyd répond à une question portant sur l'engagement citoyen des jeunes de la génération C à travers le monde. « En Chine, le gouvernement sait exactement qui écrit dans les réseaux sociaux, car ils ont accès aux adresses IP des internautes. En Iran, ça passe beaucoup par le téléphone mobile. Twitter y a connu une extraordinaire expansion. Aux Philippines, ça se déroule par l'intermédiaire des SMS ». Retour dans 30 minutes avec les résultats de l'étude du CEFRIO.

10 H 30 : Écouter une conférence, gazouiller (tweeter pour les intimes) et écrire en direct pour le site Internet du Journal de Québec est une expérience « trop intense », comme on dit dans les cours d'école. Danah Boyd parle en ce moment de ce « formidable outil d'éducation » qu'est l'encyclopédie en ligne Wikipédia. Elle enchaîne en décrivant les mécanismes de fonctionnement de YouTube. Sur l'écran, on voit des images des (jeunes) manifestants iraniens de cet été. Leur mobilisation avait été notamment relayée par le réseau Twitter. Hors sujet : Les batteries des ordinateurs commencent à être à plat. Depuis quelques minutes, les participants commencent à décrier la rareté des rallonges et ils le font évidemment sur Twitter. Heureusement que la pause (syndicale ?) arrive sinon c'est l'émeute (j'exagère).

10H15 : Danah Boyd, spécialiste des réseaux sociaux, donne la conférence principale en anglais. Elle parle très vite. J'arrive cependant à comprendre, grâce à Twitter (!), que les parents des jeunes de la génération C les croient dans leur chambre, alors qu'ils sont sur l'autoroute de l'information. Quelqu'un résume la situation sur Twitter en avançant que « l'interpénétration de contextes fait partie de ces mises en réseau ». Bravo, chers internautes, si vous avez compris. Ce n'est malheureusement pas mon cas. Les résultats complets de la vaste étude du CEFRIO seront dévoilés dans 30 minutes.

10 h : Assez déstabilisant de suivre le tout en direct dans la salle du Centre des congrès et sur Twitter en même temps. Il suffit de taper "genc" dans search.twitter.com (même si vous n'avez pas un profil sur ce réseau social) pour lire, en direct, les commentaires qui sont postés à une vitesse vertigineuse. On y commente des déclarations prononcées 30 secondes plus tôt. Dans la salle, deux écrans géants nous montrent tout ce qui s'écrit sur le colloque, sur Twitter, sans aucun filtre. Auto-publicité : aller sur Twitter ne signifie aucunement qu'il faille abandonner le suivi sur le site du Journal de Québec. Qu'on se le dise....

9 H 45 : C'est quasiment un cas de « pantoufles » pour Jean-Luc Mongrain (http://www.youtube.com/watch?v=ZxqinvDs8Rs) ! Je me suis fait cette réflexion en lisant un récent post de Mario Asselin (http://carnets.opossum.ca/mario/archives/2009/10/les_medias_sociaux_sites_bloques_par_commissions_scolaires.html). Le blogueur décrit ainsi une journée de formation dans une école à Joliette. « À part Facebook, qui est devenu accessible vers 10 h 30, notre journée s'est passée à voir un écran jaune avec la mention 'site interdit' accompagné d'un bruit de sirène de bateau qui était supposé (j'imagine) me signaler qu'un des apprenants sous ma gouverne 'transgressait' les limites permises », écrit-il. Mario Asselin démonte d'autres mythes liés à la censure d'Internet ici : http://carnets.opossum.ca/mario/archives/2009/10/commission_scolaire_filtre_internet_blocage_web20.html.

9H30 : La ministre des Services gouvernementaux, Dominique Vien, prend la parole. Elle parle de la relève dans la fonction publique et mentionne le « Portail emploi » gouvernemental destiné particulièrement aux membres de la génération C. Il est également question du gouvernement en ligne et de sécurité informatique. « Je suis la maman d'un garçon de 13 ans et je nage souvent avec lui en plein désert. Il connaît ces technologies de l'information et de la communication. Ce n'est pas quelque chose avec laquelle je suis naturellement à l'aise », admet-elle.

9 h 15 : C'est l'ouverture officielle du colloque. Liliane Laverdière, présidente de la Chambre de commerce de Québec, vient de se décrire comme « une immigrante du numérique ». Elle reconnait « parler avec un accent » et avoue ne pas pouvoir envoyer 100 textos par jour. « Vous serez plus séduits par les employeurs (...). Il nous revient de vous accompagner et pourquoi pas de vous demander de nous enseigner », dit-elle en s'adressant aux 12-24 ans. (La censure d'Internet dans les CS, ça va prendre un peu plus de temps. Je dois vérifier une information auparavant).

9 h : Le colloque commence lentement avec la ligue universitaire d'improvisation. Humour geek un peu particulier. Dans la salle, les rires sont polis, sans plus. La glace est brisée, mais pas totalement. Dans 15 minutes, je vous parle de la censure d'Internet dans les Commissions scolaires.

8H45 : Pourquoi décrire en direct les activités d'un colloque qui, avouons-le, ne fait pas la une des journaux ? D'un côté, il s'agit du suivi d'un dossier publié il y a un mois dans le Journal de Québec. D'un autre côté, nous pensons que c'est intéressant d'observer la dynamique d'un événement qui aura lieu à deux endroits : le Centre des congrès de Québec et dans le réseau social Twitter où plusieurs participants possèdent un profil. Un bon quart des « colloquistes » (ça se dit ça ?) regardent la scène d'un œil et leurs ordinateurs d'un autre. Bonne journée tout le monde. Je vais tenter de faire un suivi aux 15 minutes. Vos réactions sont les bienvenues sur : taieb.moalla@journaldequebec.com.

Commentaires