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Montréal

Des centaines de personnes manifestent contre la prorogation

Les manifestants se sont déplacés du parc Émilie-Gamelin au carré Phillips, à Montréal.
© Agence QMI Les manifestants se sont déplacés du parc Émilie-Gamelin au carré Phillips, à Montréal.

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Près de 300 Montréalais ont répondu à l'invitation du groupe «Non à la prorogation» et ont envahi le centre-ville de Montréal, samedi, pour manifester leur mécontentement face à la décision de Stephen Harper de proroger le Parlement jusqu'au 3 mars prochain.

Partant du parc Émilie Gamelin, l'imposant groupe, entouré d'un contingent policier présent pour éviter les débordements, a marché jusqu'au square Phillips en scandant de nombreux slogans pro-démocratiques tels que «Harper, Arrogant! Retournes-donc au parlement!» ou «Harper! Ça suffit! On veut notre démocratie!».

Ce mouvement a pris naissance sur le site de réseautage Facebook et a été rejoint par plus de 210 000 membres en moins de deux semaines. Des manifestations comme celle qui a eu lieu à Montréal ont été organisées simultanément dans 57 villes, partout au pays.

«C'est une aberration de la part de nos dirigeants. Il y a une foule de débats qui doivent se faire dans la place publique», mentionne Philippe Viel, un des organisateurs, faisant notamment référence au budget et à la situation d'Haïti.

Appuis politiques

De nombreux politiciens de tous les partis, sauf les conservateurs, ont montré leur appui à la cause en participant à la marche.

En plus de Gilles Duceppe du Bloc québécois, de Thomas Mulcair du Nouveau Parti démocratique et de Marc Garneau et Justin Trudeau pour le Parti libéral du Canada, il y avait aussi des représentants de groupes plus marginaux comme le Parti communiste du Québec et les Mamies Déchaînées.

«Harper a mis le cadenas sur le parlement pour faire oublier sa honteuse performance à Copenhague», a entre autres lancé le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.

Justin Trudeau était aussi sur place pour appuyer la démocratie. «Le gouvernement a mal calculé son affaire. Il a créé tellement de cynisme au sein de la population depuis des années et il a cru que la prorogation ne dérangerait personne. On voit qu'il s'est trompé», a-t-il analysé.

Gordon Fisch, un des manifestants s'est fait un devoir d'être là. «C'est important de se faire entendre. C'est inacceptable que le gouvernement soit paralysé pour le plaisir de Stephen Harper. Lorsque ça va mal pour lui, il peut décider de tout arrêter. C'est incroyable.»

Harper se défend

Questionné à ce sujet samedi, lors d'un point de presse concernant la situation à Haïti, le premier ministre du Canada a dit que la prorogation permettra au gouvernement de bien se préparer pour les tâches qui l'attendent prochainement.

«Le gouvernement sera très occupé dans les prochains mois. Nous aurons beaucoup de travail et il faut bien se préparer pour la prochaine session parlementaire», a-t-il répondu.

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