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Québec

Labeaume largue Rapaille

Visiblement très irrité par les questions des journalistes, le maire Régis Labeaume a défendu sa décision d'embaucher Clotaire Rapaille, qu'il a prise « dans un souci d'innover, de transparence et de sortir des sentiers battus ».
© René Baillargeon
Visiblement très irrité par les questions des journalistes, le maire Régis Labeaume a défendu sa décision d'embaucher Clotaire Rapaille, qu'il a prise « dans un souci d'innover, de transparence et de sortir des sentiers battus ».
Visiblement très irrité par les questions des journalistes, le maire Régis Labeaume a défendu sa décision d'embaucher Clotaire Rapaille, qu'il a prise « dans un souci d'innover, de transparence et de sortir des sentiers battus ».
© René Baillargeon
Visiblement très irrité par les questions des journalistes, le maire Régis Labeaume a défendu sa décision d'embaucher Clotaire Rapaille, qu'il a prise « dans un souci d'innover, de transparence et de sortir des sentiers battus ».

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Acculés au pied du mur par des révélations sur le curriculum vitæ inexact de Clotaire Rapaille, le maire Labeaume et ses partenaires ont annoncé lundi la résiliation du contrat avec ce consultant chargé de refaire l'image de la ville.

« On est désolés, c'est raté, a lancé Régis Labeaume lors d'un point de presse, hier après-midi. On ne peut pas toutes les gagner, c'en est une qui est ratée. On en a gagné plusieurs, on va en gagner plusieurs la prochaine fois. C'est devenu visiblement plus gros que je ne le pensais. »

M. Rapaille a déjà empoché le montant de 125 000 $ pour le travail accompli dans les dernières semaines et des négociations sont en cours pour ce qui est du reste, puisque le contrat prévoyait la somme de 250 000 $ plus des dépenses.

Le résultat du travail de consultation de M. Rapaille auprès de groupes de citoyens de Québec devient propriété des partenaires. « Ce n'est pas un travail inutile, il nous servira », a dit Carl Viel, président- directeur général de Pôle Québec Chaudière-Appalaches, l'un des partenaires de la Ville avec le Bureau de la capitale nationale et l'Office du tourisme et des congrès de Québec.

Faute à Rapaille

S'il dit avoir été surpris par les informations révélées par Le Soleil, en fin de semaine, sur les faussetés contenues dans le curriculum vitæ de M. Rapaille, M. Labeaume refuse de s'excuser. Il rappelle s'être basé sur la notoriété mondiale du consultant, qui avait fait l'objet d'articles dans Fortune et le New York Times, et dont les références connues « étaient amplement suffisantes », selon lui. « Je ne suis pas porté à l'autoflagellation, on va prendre son gaz égal, comme dirait le grand manitou de la FTQ. »

M. Labeaume affirme que « s'il y a une erreur, elle provient de M. Rapaille lui-même. L'excentricité est un trait de caractère qui ne nous rebute aucunement, a-t-il souligné, faisant référence à Winston Churchill qui était lui-même excentrique et qui a dirigé l'Angleterre pendant la Seconde Guerre mondiale. Toutefois, la justesse des informations dans un CV doit être inattaquable et c'est là que M. Rapaille a failli et a mis les partenaires dans une situation insoutenable vis-à-vis de la population de Québec. »

Entreprise privée

Déclarant qu'il croit « toujours à la justesse de la démarche pour déterminer le code de Québec afin de comprendre ce qui devrait motiver des individus à venir habiter notre ville », le maire a établi une comparaison avec l'entreprise privée, « où une telle situation aurait eu moins d'impact », selon lui, parce qu'alors le résultat final aurait été plus important.

« Toutefois, comme nous administrons de l'argent public, les omissions dans le CV de M. Rapaille ont rendu impossible la poursuite de cette collaboration (...) Dans le domaine public, ces omissions créent des doutes inadmissibles pour les contribuables. »

karine.gagnon@journaldequebec.com

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