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Éric Bédard rentre au Québec

Éric Bédard mettra son expérience au profit du patinage courte piste.
Archives Éric Bédard mettra son expérience au profit du patinage courte piste.

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Le savoir et l'expérience internationale d'Éric Bédard profiteront dorénavant au patinage de vitesse du Québec.

Exilé durant les deux dernières années pour diriger l'équipe nationale d'Allemagne, Bédard a accepté un nouvel emploi créé par la Fédération de patinage de vitesse du Québec (FPVQ), celui de coordonnateur à la programmation et au mentorat. Grosso modo, ce participant à trois Jeux olympiques agira comme personne-ressource auprès des entraîneurs des quelque 50 clubs du Québec et verra à l'application du modèle de développement des athlètes en courte piste.

« Ça a toujours été un secteur laissé pour compte. Éric comblera ce vide qu'on a toujours ressenti », explique Robert Dubreuil, directeur général de la FPVQ, qui a confirmé l'embauche de Bédard lors de l'assemblée générale annuelle tenue à Rivière-du-Loup, la fin de semaine dernière.

« Je ne ferai pas le tour des 50 clubs l'hiver prochain et mon travail n'aura sûrement pas un impact immédiat sur notre sport. Mais il faudra regarder le résultat à long terme », défend le nouvel employé.

Comme une promotion

Détenteur d'un niveau IV du Programme national de certification des entraîneurs, le quadruple médaillé olympique se dit emballé par ce défi qui consiste, ni plus ni moins, à améliorer le niveau des jeunes pratiquants du patinage de vitesse courte piste.

« Oui, c'est une forme de promotion pour moi. Je me verrais mal de revenir au Québec pour imposer une ligne directrice à des entraîneurs sans avoir eu une expérience internationale et vécu des Jeux olympiques. Je ne veux pas être étiqueté juste auprès des athlètes d'élite puisque j'ai jonglé avec différents systèmes et des cycles d'entraînement correspondant pour tous les âges », se définit Bédard, qui œuvre comme entraîneur à temps plein depuis sa retraite en 2006.

Pas d'ouverture à l'équipe nationale

À défaut d'assouvir sa passion pour l'entraînement au Québec, Bédard s'était déniché un emploi à la tête de l'équipe allemande, en juin 2008, en préparation pour les Jeux de Vancouver. Les postes similaires se faisant plus rares au Canada, le nouveau mandat qu'il vient d'accepter s'avère pour lui une option intéressante.

« J'aime coacher et ça m'allume encore. Je ne cache pas que j'aurais aimé devenir entraîneur en chef à Montréal (avec l'équipe nationale), soit avec les hommes ou avec les femmes. Mais il faut reconnaître que Derrick Campbell et Sébastien Cros ont fait un bon travail et qu'ils méritent de voir leur mandat se continuer. Le destin en a voulu autrement et je suis content de mon nouveau poste puisque je vais aimer faire de l'enseignement auprès des entraîneurs », avoue l'homme de 33 ans.

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