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Le maire veut vendre les tableaux de l'ex-mairesse

L'ancien hôtel de ville de Sainte-Foy, rebaptisé en l'honneur d'Andrée P. Boucher, contient des œuvres de peintres québécois qui ont une grande valeur.
Archives Didier Debusschère L'ancien hôtel de ville de Sainte-Foy, rebaptisé en l'honneur d'Andrée P. Boucher, contient des œuvres de peintres québécois qui ont une grande valeur.

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Les tableaux acquis par la défunte mairesse Andrée P. Boucher pour décorer l'ancien hôtel de ville de Sainte-Foy font l'objet d'une évaluation à la demande du maire Régis Labeaume, qui a l'intention de les mettre en vente.

S'affairant à terminer une tournée des arrondissements, le maire Labeaume a visité ces dernières semaines l'édifice rebaptisé Andrée-P.-Boucher. Il a été estomaqué d'y retrouver plusieurs tableaux de René Richard et d'autres qui pourraient avoir une grande valeur. Il a donc commandé une évaluation au Bureau de la culture de la Ville de Québec, a appris Le Journal de Québec.

« Je ne pense pas que la Ville devrait garder des tableaux. Ce sont des René Richard. Alors, je pense qu'on devrait vendre ça pour financer un projet à Sainte-Foy, a expliqué M. Labeaume au Journal. Les gens de l'arrondissement regardent ça (...) parce que là, accrochés sur le mur (...), soupire-t-il. Je ne pense pas qu'une ville, sa job, c'est de collectionner des tableaux. »

Différents artistes

La conseillère Francine Lortie, présidente de l'arrondissement Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge, confirme qu'entre 20 et 30 tableaux font l'objet d'une évaluation. On y trouve entre autres des huiles et des lithographies de René Richard, des tableaux de Claude A. Simard. « On est en train de faire évaluer les choses qui sont ici. On verra quelle est la valeur et, oui, la vente pourrait être une des options envisagées », a-t-elle dit.

Aucun projet qui pourrait être accompli n'a encore été identifié, selon Mme Lortie.

Fonds de la Ville

Sans en connaître la valeur exacte, M. Labeaume se dit convaincu que des tableaux de René Richard peuvent valoir facilement jusqu'à 200 000 $ chacun. « Mme Boucher a acheté ça dans le temps, avec les fonds de la Ville, dit-il, ajoutant qu'il est bien conscient qu'ils ont pris de la valeur depuis ce temps. Mais on va arrêter de leur en faire prendre », tranche-t-il, rappelant que ce sont les « taxes du monde » et « que garder des René Richard, ce n'est pas notre job. »

Pas question pour le maire de transférer lesdits tableaux dans son bureau, comme l'avait fait la mairesse Boucher après son élection comme mairesse de Québec, en 2005, avec certaines œuvres qui se trouvaient dans son bureau à Sainte-Foy. « Dans mon bureau, c'est le Musée national des beaux-arts qui nous les prête, lance-t-il. Moi, j'ai ça gratuitement. »

karine.gagnon@journaldequebec.com

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