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TABLEAUX | ÉDIFICE ANDRÉ P. BOUCHER

Le peintre Archambault lance une pétition

Le peintre, sculpteur et céramiste Luc Archambault proteste contre l'intention du maire Labeaume de vendre les tableaux acquis sous l'administration d'Andrée P. Boucher.
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Frustré de l'intention du maire Labeaume de vendre les tableaux acquis par la mairesse Boucher, le peintre, sculpteur et céramiste Luc Archambault, dont les œuvres ont été mises en valeur dans Le Moulin à images, a décidé de lancer une pétition.

Intitulée « Contre la liquidation de l'art dans la Cité », la pétition permet à l'artiste de protester contre ce qu'il considère comme un mauvais exemple. « Non, ce n'est pas la job d'une ville ''de collectionner des tableaux'', mais c'est sa responsabilité sociétale d'intégrer l'art à la vie de la Cité, écrit-il. La job d'une ville, c'est d'être un bon citoyen corporatif et de mettre en valeur les ressources humaines, techniques, économiques, culturelles et artistiques de la Cité, l'art en fait partie intégrante... ou pas. »

M. Archambault mentionne qu'« agir en bon citoyen corporatif, c'est faire des arts et métiers d'arts visuels d'ici, une contribution partie de la Cité, sur les murs de la Cité, sur les murs de l'hôtel de Ville, jusque dans le bureau du maire. Or, l'art, la créativité, les œuvres d'art, ne sont ''gratuites'' que dans une culture de la gratuité désincarnée ou l'esprit d'un maire en mal de publicité. »

Afficher l'idée que l'art est gratuit, qu'il ne coûte rien ou doit ne rien coûter, ne fait qu'exclure l'art de la vie de la Cité où tout a un prix, considère M. Archambault.

« Rien n'est produit dans cette Cité gratuitement. Les artistes doivent vivre. Pour cela, leurs œuvres doivent être achetées. Sinon, pas d'artistes pour produire des œuvres. La gratuité n'existe pas ni en affaires ni en arts. »

La Ville de Québec paie très cher pour offrir de l'art « gratuit » aux citoyens via Le Moulin à images, le Festival d'été de Québec, etc., rappelle M. Archambault. « S'il faut pour cela que les arts et métiers d'arts visuels soient gratuits pour la ville... comment donc les artistes pourront-ils produire à Québec des œuvres d'art? »

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