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Québec

La Ville ne peut vendre les tableaux de la mairesse

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Une clause dans le contrat d'achat initial force le maire Labeaume à renoncer à son intention de vendre les tableaux ornant les murs de l'ancien hôtel de ville de Sainte-Foy et acquis par la mairesse Boucher.

« Non, on ne les vendra pas, parce que techniquement, on ne peut pas », a répondu le maire au conseiller Yvon Bussières, qui l'implorait de ne pas vendre ces tableaux, mais plutôt de les changer de place.

Accusant M. Bussières de « petit opportuniste politique dégoutant », M. Labeaume s'est montré particulièrement irrité par le sujet. « Je n'en reviens pas encore de la montée d'acnée de tout le monde, a-t-il déclaré avant la séance du conseil. Il y a du monde qui se sont énervés avec ça, Méduse, les galeries... Ben voyons, prenez votre gaz égal! C'est quoi le problème? J'entends ça et je me dis : j'espère que je n'aurai jamais affaire à ce monde dans ma vie. »

Une clause dans le contrat

L'attaché de presse du maire, Paul-Christian Nolin, a expliqué qu'une clause empêchant la revente existe dans le contrat de vente intervenu entre la mairesse Boucher et la succession de René Richard, à l'époque. Or, il s'agit des œuvres détenant la plus grande valeur.

« Le maire veut qu'ils soient accessibles (les tableaux), a-t-il affirmé. L'objectif, c'est ça. »

Le maire Labeaume avait confirmé au Journal, la semaine dernière, qu'il avait commandé une évaluation de ces tableaux après une visite à l'hôtel de ville de Sainte-Foy, parce qu'il souhaitait les vendre. « Je ne pense pas que la Ville devrait garder des tableaux. Ce sont des René Richard. Alors, je pense qu'on devrait vendre ça pour financer un projet à Sainte-Foy. Je ne pense pas qu'une ville, sa job, c'est de collectionner des tableaux », avait-il dit.

Valeur de 100 000 $

Une vingtaine de tableaux ornent l'édifice rebaptisé Andrée-P.-Boucher, dont quelques René Richard, des lithographies de Claude A. Simard et de Jean Paul Lemieux. La directrice d'une galerie d'art de Québec, spécialiste en évaluation de tableaux, a évalué les œuvres, la semaine dernière à la demande du Journal. Leur valeur totaliserait environ 100 000 $.

La famille de Mme Boucher, dont son mari et l'un de ses fils, s'était dite choquée de l'intention du maire, l'accusant de dilapider le patrimoine de la Ville.

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