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Québec

Querelle et expulsion à l'Hôtel de Ville

? « Vous n'êtes pas digne d'être président. Vous m'enlevez mon droit d'expression. Me faire insulter par le président, c'est inacceptable », a lancé le conseiller Bussières, avant de quitter la séance dont il a été expulsé sous escorte po...
© René Baillargeon ? « Vous n'êtes pas digne d'être président. Vous m'enlevez mon droit d'expression. Me faire insulter par le président, c'est inacceptable », a lancé le conseiller Bussières, avant de quitter la séance dont il a été expulsé sous escorte policière, hier soir.

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Expulsé de la séance du conseil municipal hier, à l'hôtel de ville de Québec, le conseiller indépendant Yvon Bussières accuse le président, Jean-Marie Laliberté, de faire preuve de favoristime et songe à s'adresser au ministre pour faire valoir ses droits.

« C'est la première fois que ça arrive. Quand j'étais président, j'ai déjà expulsé quelqu'un qui avait insulté une conseillère et l'avait traitée de tripoteuse, mais là, c'est le président qui m'insulte. J'avais demandé une question de privilège », s'est indigné le conseiller Bussières, qui a été expulsé deux heures après le début de la séance, sous escorte policière.

« Est-ce que j'ai fait un désordre public? Est-ce que j'ai battu quelqu'un? J'ai demandé au président de s'excuser et il ne s'est pas excusé (...) », a dénoncé le conseiller indépendant, visiblement secoué.

Bâillonnés

M. Bussières estime que plusieurs conseillers, dont Sylvain Légaré hier soir, ont eu injustement un droit de parole beaucoup plus long que les trois minutes réglementaires. « Le règlement, ce soir, il est galvaudé, a-t-il lancé (...) Tout le monde qui voulait donner la réplique sur les bassins versants ce soir l'a fait. Quand il (M. Laliberté) a tout satisfait sa cour, il te donne le droit de parole, il est fru et il t'in­sulte. »

M. Bussières venait de poser une question sur les tableaux de la mairesse, invitant le maire Labeaume à revenir sur ses intentions de les vendre. « J'ai voulu avoir mon trois minutes. Monsieur le maire s'est permis de m'insulter en disant que je donnais un spectacle parce que je me permettais de poser une question. »

Mentionnant qu'il réécoutera la vidéo de la séance, M. Bussières entend s'adresser au ministre des Affaires municipales pour obtenir justice. « On est bâillonnés (...) Les règles sont là pour être respectées. C'est ça la démocratie, un règlement qui est appliqué de façon équitable. »

Mesquin

Selon le maire, « M. Bussières se comporte mal. Le problème de M. Bussières, c'est qu'il s'est beaucoup référé dans le passé à la religion et sa foi et il est mesquin au conseil. Son problème aussi, c'est qu'il a été président et il n'accepte pas qu'il a été président. »

Rencontré après la séance du conseil, M. Laliberté a affirmé qu'il n'avait fait qu'appliquer le règlement, et qu'il ne se laisserait pas « gueuler » après de la sorte. M. Labeaume estime que les conseillers indépendants « ont amplement de temps ».

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