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Dénoncer l'abus envers les aînés

Robert Simard
© Stevens Leblanc Robert Simard

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Les liens créés entre les CLSC, les organismes communautaires et les policiers aident les personnes âgées victimes d'abus à sortir du silence et à contrer ce phénomène insidieux.

La Journée internationale de sensibilisation contre l'abus envers les aînés, qui se déroulait hier, rappelle que cette violence fait plusieurs victimes et que ces dernières n'osent pas dénoncer leur abuseur.

« Les gens ne dénoncent pas par peur du système judiciaire », explique le coordonnateur du plan régional pour contrer la maltraitance envers les aînés pour la région de Québec, Robert Simard. « Compte tenu que l'abuseur est un membre de la famille, la victime ne veut pas que son enfant aille en prison. »

Formés à dépister

Parmi les actions qui seront posées cette année, les intervenants hors réseau, soit les personnes en charge de résidences privées ou encore les bénévoles, seront formés pour dépister les signes d'abus dont sont victimes les aînés. Le réseautage entre les différents organismes sera aussi développé. Les institutions financières feront dorénavant partie des tables de concertation, car elles veulent développer des mécanismes pour contrer l'abus financier.

Lien de confiance avec les policiers

Outre la répression, les policiers ont un rôle à jouer afin de briser le silence d'une personne âgée victime de violence. « C'est important pour nous de créer des liens avec les CLSC et les organismes communautaires », souligne l'agent de prévention à la police de Québec, Nathalie Harvey. « C'est plus facile de parler à quelqu'un que l'on connait. »

Elle ajoute que même si les aînés ne veulent pas porter plainte, les policiers doivent s'assurer qu'ils sont en sécurité. L'agente cite en exemple une dame qui s'est fait voler ses bijoux par son fils. Elle n'a pas voulu porter plainte, mais la policière lui a prodigué des conseils comme bloquer ses comptes de banque.

Loi du silence

Les statistiques du réseau de la santé et des services sociaux du Québec indiquent qu'entre 8 % et 14 % des personnes âgées sont victimes d'abus. En réalité, le chiffre serait plus élevé, mais le silence des aînés sur ce sujet empêche de connaître l'ampleur du phénomène.

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