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Santé

500 nouvelles superinfirmières au Québec

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MONTRÉAL - Québec a annoncé mercredi la création de 500 postes d'infirmières praticiennes spécialisées (IPS) en soins de première ligne, au coût de 117 millions de dollars.

L'annonce a été accueillie chaleureusement, mais tous sont conscients que cette initiative ne résoudra pas les problèmes occasionnés par le manque de médecins de famille au Québec.

Surnommées superinfirmières, ces IPS seront en mesure d'aider les médecins en pouvant notamment poser des diagnostics et donner des prescriptions, a expliqué le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, en conférence de presse.

«Les IPS ont une grande autonomie et un champ d'exercice qui est large, ce qui permet que des patients stables puissent être suivis et pris en charge par elles», renchérit le Dr Louis Godin, président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ).

Cette assistance apportée aux médecins représente une importante économie de temps pour ceux-ci, ce qui leur permettra de prendre de nouveaux patients.

«C'est un premier pas que l'on fait, mais c'est une mesure qui va améliorer l'accessibilité et qui ultimement va permettre à ces médecins de prendre plus de patients», souligne le M. Godin.

Retard face à l'Ontario

Même s'il est impossible pour le moment de traduire en chiffres l'impact que ces 500 nouvelles superinfirmières vont avoir sur la prise en charge de patients par les médecins de famille, les principaux intéressés se réjouissent de la nouvelle.

«C'est certain que c'est une des meilleures nouvelles pour la profession depuis les dix dernières années, mais c'est certainement une nouvelle très constructive pour l'ensemble des citoyens» se réjouit Gyslaine Desrosiers, présidente de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ). Le Québec accuse un important retard face au reste du pays en termes d'IPS, notamment par rapport à l'Ontario, où l'on en compte 1240.

«Le ministre donne aujourd'hui le feu vert à un nouveau modèle de soins de premières lignes au Québec et il encourage le tandem médecins omnipraticiens et infirmières», renchérit Mme Desrosiers.

Meilleures formations

S'échelonnant sur une période de cinq ans, l'investissement annoncé permettra la formation de 60 IPS par année, alors qu'on en compte actuellement que 25 dans l'ensemble de la province.

Il permettra non seulement la formation adéquate qui nécessite 2 ans de deuxième cycle universitaire en sciences infirmières, mais également l'assurance de trouver un emploi, un des principaux problèmes qu'éprouvent en ce moment les diplômées.

Le déploiement se fera à travers la province, pour disperser équitablement les IPS dans les différentes régions.

Ayant reçu la nouvelle avec engouement, les différents groupes du milieu médical rappellent cependant au gouvernement que le système de santé québécois à encore du chemin à faire.

«Je voudrais dire au ministre que nous n'arrêterons pas là», conclut Diane Morin, doyenne de la Faculté des sciences infirmières de l'Université Laval.

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