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Les conseils rentre-dedans de Nicolas Langelier

Nicolas Langelier considère qu'il faut parfois un petit « électrochoc » pour sortir les gens de leur petite routine. C'est ce qu'il explore dans son premier ouvrage, un roman-essai original, mordant et touchant sur l'hypermodernité.
© Simon Clark Nicolas Langelier considère qu'il faut parfois un petit « électrochoc » pour sortir les gens de leur petite routine. C'est ce qu'il explore dans son premier ouvrage, un roman-essai original, mordant et touchant sur l'hypermodernité.

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En 25 étapes « faciles », le journaliste et chroniqueur Nicolas Langelier propose des « solutions » rentre-dedans à ceux et celles qui souhaitent survivre à l'hypermodernité et ses promesses. Pas le choix : il faut abandonner le JE et se tourner un peu plus vers le NOUS.

« Un jour, c'est inévitable, vous en aurez assez », écrit-il d'entrée de jeu dans Réussir son hypermodernité et sauver le reste de sa vie en 25 étapes faciles, un roman-essai qui jette un regard impitoyable sur notre époque, ses pièges et ses promesses.

Bâti à la manière d'un petit guide de croissance personnelle, le livre au style décapant contient des petits exercices, des schémas, des pistes de réflexion, comme autant de clins d'œil à l'habituelle panoplie des ouvrages du genre. Et une histoire. Un road trip. Celui d'un trentenaire qui sort de la brume et de l'artifice puis se heurte à la réalité avec un grand V quand son père meurt du cancer. Tout à coup, les questions existentielles surgissent et c'est la fin du party.

« Quand mon père est mort, ça m'a amené certaines réflexions. J'avais envie de témoigner de l'espèce de remise en question que ça a suscité dans ma vie, du désir de prendre du recul. J'avais l'impression que je pouvais faire un portrait qui serait à la fois très personnel et, en même temps, collectif », explique-t-il en entrevue.

Provocateur

Si le road trip du personnage est fictif, les émotions, les éléments, comme la mort du père, la rupture amoureuse, la vie, le milieu en général, viennent de sa propre vie. « Au départ, ça ne s'appelait pas « en 25 étapes faciles », mais « en trois jours » − comment on peut guérir, sauver sa vie, en trois jours. » C'était 'autodérisoire'. « J'ai toujours été reconnu pour être provocateur, un peu rentre-dedans, irrévérencieux dans mes écrits. Moins dans la vie. »

Très justement, Nicolas Langelier fait remarquer qu'il y a quelque chose, à notre époque, qui facilite le fait de vivre dans une espèce d'abstraction. « Si tu penses aux réseaux sociaux, par exemple, tu peux avoir l'impression d'être en contact avec 60 000 personnes dans une journée, mais, dans le fond, tu n'auras eu aucune conversation sincère, authentique.

Quand tu es confronté à quelque chose d'aussi vrai que la maladie et la mort de ton parent, c'est sûr que ça te rappelle inévitablement à des choses plus vraies. »

Le livre a permis à Nicolas de mettre certaines choses au clair, de faire un peu de ménage dans ses idées. « Ça m'a forcé à faire des recherches, à réfléchir. J'ai lu des philosophes, des livres sur l'éthique. Ça m'a fait cheminer dans mon processus, c'est sûr. »

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