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Des arénas dégarnis

Avant les matchs d'hier soir, pas moins de huit clubs ne parvenaient pas à remplir 80 % de leurs gradins. Montréal fait salle comble soir après soir.
© Les archives Avant les matchs d'hier soir, pas moins de huit clubs ne parvenaient pas à remplir 80 % de leurs gradins. Montréal fait salle comble soir après soir.

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Même si la LNH claironne à qui veut l'entendre que tout se passe bien dans le meilleur des mondes, la réalité est que plusieurs arénas à travers le circuit sont désertés par les amateurs, même en ce début de saison.

La LNH a eu beau clôturer la dernière campagne en grande pompe avec les meilleures cotes d'écoute télévisuelle de son histoire en séries, il n'en demeure pas moins que cette ferveur ne se transpose pas aux guichets dans nombre de marchés, cet automne.

Avant les matchs d'hier soir, pas moins de huit clubs ne parvenaient pas à remplir 80 % de leurs gradins, soit les Devils du New Jersey (79,4 %), le Lightning de Tampa Bay (79 %), les Stars de Dallas (75,7 %), les Islanders de New York (72,3 %), les Panthers de la Floride (71,3 %), les Blue Jackets de Columbus (64,5 %), les Thrashers d'Atlanta (58,9 %) et les Coyotes de Phoenix (53,7 %).

« Quand tu as en bas de 80 % d'occupation dans ton aréna, ça commence à être inquiétant pas mal », lance d'emblée Luc Dupont, professeur en communication à l'Université d'Ottawa et spécialiste en marketing et publicité.

« Ça confirme qu'il y a des équipes en difficulté et que des équipes en santé, au contraire, il n'y en a pas tant que ça. »

Merci aux clubs canadiens!

Encore une fois, tout indique que les clubs canadiens permettent de garder le devant du navire à flot. Montréal, Toronto, Edmonton, Calgary et Vancouver remplissent soir après soir à pleine capacité. De son côté, Ottawa tire fort bien son épingle du jeu pour un marché de plus petite taille avec un taux d'occupation de 97 %.

Aux États-Unis, lors de ce premier droit de la saison, seuls les Blackhawks, les Blues, les Capitals, les Penguins, les Bruins et les Sharks font salle comble.

À l'autre bout du spectre, des équipes font littéralement figure de parents pauvres du hockey, les Thrashers n'attirant qu'un peu plus de 10 000 fervents à chacun de leurs matchs et les risibles Coyotes ne franchissant même pas ce triste seuil (9390).

« Il y a des marchés qui ne sont pas naturellement associés au hockey », rappelle André Richelieu, professeur spécialisé en marketing sportif à l'Université Laval.

« Sur l'écran géant à Phoenix, on doit carrément montrer des images où on voit comment les joueurs se préparent pour un match et quel est leur équipement », ajoute-t-il, amusé.

À la baisse

Au terme de la dernière saison, les foules à travers le circuit Bettman ont chuté en moyenne de 2,5 %, selon le site ESPN.com. Au total, pas moins de 21 des 30 équipes ont bouclé les livres avec une baisse aux guichets. Seuls les Blackhawks bénéficient d'une excuse louable, eux qui ont éliminé des sièges au profit d'un restaurant.

Encore une fois, les Coyotes occupent les bas-fonds avec une perte de 2886 amateurs en moyenne par match. Les assistances sont d'ailleurs en chute libre dans le désert de l'Arizona, le taux d'occupation de l'aréna passant de 84 %, en 2008-2009, à 67 %, l'an passé, et pire encore, à 53,7 % à ce stade-ci cette année.

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