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Et si les Nordiques revenaient.

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Entre les clubs canadiens qui remplissent leurs arénas au bouchon et les petits marchés qui peinent à séduire l'amateur moins fortuné, où se situeraient les Nordiques s'ils devaient renaître de leurs cendres à Québec au cours des années à venir?

« Mon sentiment est que, pour les trois à quatre premières années, il n'y aurait aucun problème. Tous les clubs attireraient et les gens voudront voir l'amphithéâtre. Je pense qu'après, il faudrait envisager certaines promotions, mais jamais aussi agressives que celles qu'on voit dans les marchés moins naturels », croit Luc Dupont.

Pour son confrère André Richelieu, le constat est similaire.

« L'excitation d'un retour de la LNH à Québec s'étalerait sur les deux ou trois prochaines années. Après avoir surfé sur cette vague, plus rien ne justifierait des prix exorbitants et il faudrait trouver des formules.

« Québec n'est pas Montréal et encore moins Toronto. Il n'y aura jamais autant de corporations et de gens fortunés. La meilleure comparaison à titre de marché de la LNH demeure Ottawa », prétend-il.

Et justement, les Sénateurs offrent des forfaits de type familial à 99 $. Il s'agit de l'unique équipe canadienne à délier les cordons de la sorte pour le moment.

Mince fenêtre

Les assistances à la baisse, tout comme les promotions monstres, constituent autant de raisons laissant croire que la ligue éprouve de sérieux ennuis à vendre son produit dans nombre de marchés.

Aux yeux de Luc Dupont, c'est donc maintenant que Québec doit se positionner sur l'échiquier.

« Je suis convaincu que s'il n'y a pas de club à Québec d'ici deux ans et demi, il n'y en aura jamais. Si la baisse d'intérêt dans la ligue est passagère, c'est le temps de foncer. Et si la baisse d'intérêt est permanente, pourquoi les gens au Québec voudraient investir dans un club? »

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