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« Du bon travail » - Le professeur Luc Dupont

« Ça oblige M. Péladeau à aller chercher un club », précise le professeur et auteur Luc Dupont.
© Les Archives « Ça oblige M. Péladeau à aller chercher un club », précise le professeur et auteur Luc Dupont.

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La Ville de Québec a réussi à arracher des montants équivalant à des arénas qui possèdent des équipes sportives professionnelles, une situation qui oblige maintenant Pierre Karl Péladeau à obtenir un club de hockey, croit le spécialiste en publicité et marketing Luc Dupont.

« Avec ou sans équipe, la Ville a obtenu un montant significatif. À Toronto, par exemple, c'est 1,5 million et le Air Canada Centre héberge deux clubs. À Philadelphie, la situation est la même et l'entente se termine en 2023. À Detroit, dans un stade de la NFL, c'est un million par année jusqu'en 2042.

Les Canucks de Vancouver obtiennent moins que le montant prévu ici sans équipe. Je suis obligé de dire que la Ville a très bien négocié. C'est du très bon travail. Si vous voulez du hockey, c'est la plus belle nouvelle. Ça oblige M. Péladeau à aller chercher un club », précise le professeur et auteur.

L'expert en communication estime que cette entente permet de s'interroger sur la valeur réelle des droits d'identification des amphithéâtres sportifs. Selon lui, Québec obtient annuellement la somme qu'elle croyait récolter pour le nom avec une équipe de la LNH comme locataire, soit 1,3 million.

Elle obtient toutefois cette somme importante pendant 25 ans, même sans équipe. Avec le retour des Nordiques, le chèque doublera ou presque. Dans un marché plus petit, faut-il le dire.

À la hausse

« Ces chiffres pourraient amener les prochains gestionnaires des arénas à s'ajuster pour suivre la tendance. Après la signature d'Alexandre Daigle dans la LNH, Mark Messier voulait obtenir un peu plus », illustre M. Dupont.

Toutes les possibilités de développement dans le domaine du spectacle et de la télévision lui font croire qu'aucune autre entreprise n'avait un plan d'affaires aussi solide. « C'est impossible. Ce sera un édifice qui dépassera le cadre habituel. On pourra par exemple créer le plus grand studio de télévision du Canada. Tous les Québécois sont exposés à au moins une propriété de Quebecor. Lui seul peut rentabiliser son investissement au final. La clé de la voûte reste le nombre de spectacles. »

Même si le président et chef de la direction de Quebecor a laissé la porte ouverte pour le choix du nom sur l'édifice, Luc Dupont est convaincu, comme plusieurs experts, que seul Vidéotron peut y figurer. Concurrence avec Montréal oblige.

« Posséder le tuyau et à la fois ce qu'on met dans le tuyau, c'est l'exemple d'Apple. C'est très sérieux comme modèle. »

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