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De retour dans un Grand Prix cycliste près de chez vous.

«Il ne faut pas en faire une grosse affaire» - Caroline Brunet

Caroline Brunet a apprécié sa course au Grand Prix cycliste de Saint-Raymond, mais affirme ne pas entretenir d'attentes particulières quant à son incursion dans le cyclisme.
© Karl Tremblay Caroline Brunet a apprécié sa course au Grand Prix cycliste de Saint-Raymond, mais affirme ne pas entretenir d'attentes particulières quant à son incursion dans le cyclisme.

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Oui, Caroline Brunet revient bel et bien à la compétition, en cyclisme. Oui, elle prend la chose avec sérieux. Mais non, l'ex-kayakiste émérite ne s'attend pas à des miracles à 42 ans, tel qu'elle a tenu à le spécifier après avoir récolté une dixième position chez les dames, samedi, au Grand Prix de Saint-Raymond.

L'increvable athlète qui s'aligne sans coéquipières chez Garneau-Club Chaussures-Norton Rose a terminé dans un peloton à 35,6 s de la gagnante, l'Ontarienne Lex Albrecht (Juvederm-Specialized), qui a négocié les 73,5 km en 2 h 10 min 54,28 s.

«C'était très plaisant. J'adore la compétition et le vélo est un mode de vie. Il a fait beau et j'ai apprécié de faire une course sans stress, sans attente. J'en garde un beau souvenir», a commenté celle qui a été neuf fois championne du monde en canoë-kayak.

La veille, Louis Garneau affirmait que Brunet revenait «avec de grandes ambitions» après un entraînement aux États-Unis.

Celle-ci n'a certes pas contredit son bon pote, mais a ajouté quelques bémols sur ses motifs personnels dans cette nouvelle aventure.

«Louis est un ami et il m'a commandité dans mon ancienne vie. Je fais ça avant tout par respect pour lui. Il a raison de dire que tout ce que j'entreprends, c'est avec le plus grand sérieux, mais je ne cours pas autant pour les résultats que pour l'expérience que ça me procure», a-t-elle précisé.

«Je voulais juste voir mon potentiel et je n'en ai pas. Je ne peux pas rivaliser avec des filles qui développent leur expérience et leur tactique depuis 15 ans.»

En échappée!

Malgré l'inexpérience et la rouille de la compétition, Brunet a vite repris là où elle avait laissé en kayak : loin devant!

En effet, à la fin du troisième tour, elle filait en échappée en compagnie de Véronique Labonté (Juvederm-Specialized), qui a terminé deuxième.

Or, des coureurs seniors masculins ont été pris en défaut à circuler de l'autre côté de la ligne jaune du centre de la route. La compétition a dû être neutralisée pendant une bonne quinzaine de minutes et Brunet s'est fait gruger son avance à la reprise.

«On ne saura pas ce qui serait arrivé.», a-t-elle souri en haussant les épaules.

Au jour le jour

Qu'importe, première, dixième ou centième, Brunet a l'intention de poursuivre, mais à son rythme bien à elle.

«Je veux juste faire des courses alentour de chez nous», a dit celle qui travaille maintenant au centre de haute performance Peak, à Montréal.

«Je suis bien prête à faire deux ou trois heures de route à tout bout de champ si ma fin de semaine n'est pas déjà remplie. Je veux faire des courses, mais je ne pourrais même pas dire quand sera ma prochaine! Je reviens, mais il ne faut pas en faire une grosse affaire.»

Fière néanmoins de tenter sa chance, Brunet refuse toutefois de s'égarer à voir trop grand ou trop loin.

«La réalité est que j'ai 42 ans. La réalité est aussi que j'ai un corps de kayakiste et pas de cycliste. Je me débrouille, mais il y a des filles bien meilleures que moi. C'est ça la réalité.»

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