Selon plusieurs pêcheurs expérimentés, le bruit peut vraiment avoir des conséquences négatives sur la qualité de pêche blanche qu’on peut réaliser.
À maintes et maintes reprises, nous avons entendu des amateurs dire à des enfants ou à leurs partenaires de parler moins fort pour ne pas effrayer les poissons. Ils faisaient de telles demandes, car ils espéraient avoir la paix et une certaine quiétude. En fait, à parler, on ne peut apeurer ces vertébrés aquatiques, à moins de crier à tue-tête.
En hiver, on n’entend jamais ce genre d’énoncé. C’est un peu comme si on avait une fausse conception que la glace agit comme un écran qui isole complètement les deux mondes, tant au niveau sonore que visuel.
Dans un secteur tranquille, le bruit peut être votre pire ennemi
Transmission des sons
Quand il fait suffisamment froid, la surface des plans d’eau durcit et elle épaissit au fur et à mesure que l’hiver avance. Lorsqu’on désire capturer des poissons, il est important de se remémorer que cette surface peut amplifier certains sons. Il suffit de penser à un mur recouvert de placoplâtre (gyproc). Si vous êtes d’un côté de la pièce et que vous parlez, il y a peu de chance qu’on puisse clairement percevoir votre discussion dans la chambre voisine. Toutefois, si vous frappez ou tapotez sur ce recouvrement, il est évident qu’on entendra chacun de ces bruits. Pour encore mieux saisir cet énoncé, collez votre oreille sur un mur et cognez doucement avec votre doigt. Vous entendrez alors les bruits engendrés, s’amplifier et résonner.
Précautions
La pire chose qu’un amateur puisse faire dans une chaloupe pour signaler sa présence aux spécimens qu’il tente de déjouer, c’est d’échapper quelque chose au fond de son embarcation. Cette dernière agira alors malheureusement comme une caisse de résonance. Personnellement, je crois que sous la croûte gelée, le même phénomène se produit.
Il est évident que si vous pêchez dans une baie où il y a beaucoup de cabanes, les poissons deviennent conditionnés au vacarme et ils sont moins nerveux. Toutefois, dans un secteur tranquille, le bruit peut être votre pire ennemi.
Réaction normale
Certaines personnes me diront qu’elles ont foré des trous à plusieurs reprises, ce qui fait inévitablement beaucoup de tumulte et que, malgré tout, quelques secondes plus tard, des poissons se laissaient tenter par les offrandes présentées. Il faut comprendre que lorsqu’ils se tiennent en bandes, un certain nombre d’entre eux doivent parfois être téméraires s’ils souhaitent obtenir leur part du gâteau. C’est notamment le cas de la perchaude, par exemple. De plus, lorsque les poissons sont agressifs, ils sont moins intimidés par l’activité humaine. C’est comme s’ils ne se souciaient guère de leur environnement et qu’ils ne pensaient qu’à se rassasier. Toutefois, lorsqu’ils sont en phase peu active ou de léthargie, le scénario est habituellement beaucoup plus morose.
Dans la mesure du possible, après avoir fait vos forages, tentez de faire le moins de bruit possible, vos résultats devraient fort possiblement s’améliorer. De plus, essayez de vous tenir loin des voitures en mouvement, des motoneiges, des individus qui font inutilement du bruit, etc.
Des sons qui attirent
Lorsqu’on pêche en eau libre, au lancer, il est possible de faire de belles captures avec des leurres à billes. Des offrandes telles les Rippin’ Rap, Rattlin’ Rapala, Game Vibe, Super Spot ou autres, sont des leurres plats, sans plongeoir, équipés d’une chambre sonore avec des billes d’entrechoquement qui font beaucoup de bruit lorsqu’on les récupère.
En hiver, ce type de leurres génère d’incroyables performances lorsqu’on les utilise à la dandinette sous la glace. Les grosses perchaudes se laisseront tenter à l’occasion par les versions de 1½ po. Les dorés et les brochets, pour leur part, adorent tous ces petits tapageurs, dans des tailles allant jusqu’à 3 po, et même 3½ po pour les nouveaux Clackin’ Rap.
Selon l’humeur des poissons, il y a trois façons de les utiliser. La première consiste à remonter rapidement le leurre de trois pieds et de le laisser plonger en le soutenant, entre chaque motion. Le mouvement et les vacarmes ne manqueront pas d’attirer les poissons agressifs des environs. Puis, il est possible de dandiner, comme on le ferait avec un jig, soit de façon continue de bas en haut, sur un axe court. L’autre option consiste à opter pour l’une des deux techniques précédentes, mais à faire des pauses occasionnelles. Lors de ces arrêts, vous pouvez faire sautiller légèrement l’offrande sur elle-même pour qu’elle n’émette que de subtils sons. Diversifiez vos approches et expérimentez. Le succès ne saurait tarder.