/news/health
Navigation
HYGIÈNE

Attention aux papiers essuie-main!

moineau
Courtoisie Sylvain Moineau et ses collègues chercheurs à l’Université Laval ont fait une découverte étonnante, en analysant du papier essuie-main : on peut y retrouver jusqu’à 100 000 bactéries par gramme!

Coup d'oeil sur cet article

Vous croyez bien faire en vous lavant énergiquement les mains? Sachez que les papiers essuie-main peuvent renfermer jusqu'à 100 000 bactéries vivantes par gramme!

Certaines de ces espèces bactériennes peuvent même être pathogènes pour l'humain, ont découvert de façon tout à fait inattendue des microbiologistes du département de biochimie, microbiologie et bioinformatique de l'Université Laval.

En outre, la contamination bactérienne semble particulièrement prononcée au niveau du papier fait de fibres recyclées. Les concentrations y sont en effet de 100 à 1 000 fois plus élevées que dans le papier ordinaire.

Les microbiologistes ont été mis sur la piste au moment où des étudiants expérimentaient en laboratoire l'efficacité de différents produits pour le lavage des mains, rapporte Le Fil des événements.

À la surprise de tous, les étudiants qui s'étaient lavé les mains avec de l'eau et du savon présentaient des niveaux bactériens plus élevés après l'opération qu'avant.

Soupçons

C'est alors que les soupçons ont porté sur le papier essuie-main. Afin d'en avoir le cœur net, les chercheurs ont donc testé six marques commerciales.

Les résultats montrent que ces papiers contenaient au minimum entre 100 et 100 000 bactéries vivantes par gramme. Une espèce trouvée a même déjà été associée à des intoxications alimentaires.

Les microbiologistes n'ont pas été en mesure d'établir si la contamination bactérienne était due aux matières premières utilisées, à l'équipement de fabrication ou à la méthode de blanchiment.

Pas alarmant

Les chercheurs ne veulent pas alarmer inutilement la population, mais ils espèrent tout de même attirer l'attention sur cette source de contamination.

Le papier essuie-main recyclé devrait être, selon eux, évité dans les environnements qui nécessitent un contrôle bactérien strict, comme les laboratoires de microbiologie.

Les personnes malades ou fragilisées devraient également éviter d'en faire usage. 

Commentaires