Hockey

Le monde à l’envers

Desharnais, Cole et Pacioretty récoltent chacun trois points

Jean-François Chaumont

Jean-François Chaumont @

Journal de Montréal, Publié le: | Mise à jour:

Conférence de presse de Randy Cunneyworth après le match entre les Rangers de New York et le Canadien de Montréal au Centre Bell le dimanche 15 janvier 2012.

Journal de Montréal

Les Rangers trônaient au sommet de la LNH avant de visiter Montréal. David Desharnais, Max Pacioretty et Erik Cole ont uni leurs efforts pour signer un scénario imprévisible. Inspiré, le Canadien a triomphé des Blue Shirts 4 à 1, hier soir, au Centre Bell.

Pacioretty (2 buts, 1 passe), Desharnais (1 but, 2 passes) et Cole (3 mentions d’aide) ont mystifié Henrik Lundqvist et la redoutable défense des Rangers, menée par les Dan Girardi, Marc Staal et Ryan McDonagh.

« Il y a une belle cohésion entre David, Max et moi, a expliqué Cole après la rencontre. J’aime aussi le fait qu’on se parle constamment sur le banc. »

Sur papier, le duel entre les deux équipes était inégal. La troupe du bouillant John Tortorella venait de remporter six de ses sept dernières rencontres et 11 de ses 13 dernières sorties. À l’inverse, le CH battait encore de l’aile avec trois revers d’affilée.

Devant le filet, les New Yorkais misaient sur l’un des meilleurs de la profession en Lundqvist. À l’autre bout de la patinoire, Peter Budaj obtenait un premier départ depuis le 21 décembre, à Chicago.

Mais, il ne faut jamais jurer de rien avec le Canadien, surtout quand il affronte l’une des puissances de la LNH.

« Nous n’avons pas permis aux Rangers de dicter le rythme du jeu, a souligné Cole. Trop souvent, nous laissons les autres équipes contrôler le tempo. »

Gomez s’en mêle

Pour couronner cette soirée étonnante, Scott Gomez a également connu un fort match. Le mal-aimé des partisans a récolté une passe sur le deuxième but de la saison de Mike Blunden. Le temps d’un match, l’Américain a fait honneur à sa réputation de fabricant de jeu.

En 15 rencontres cette année, Gomez a amassé seulement cinq passes, mais il en a obtenu trois face à son ancienne équipe.

Une deuxième victoire seulement

Les Rangers trouveront certainement le court vol de retour vers Manhattan assez long. Tortorella n’avait déjà pas bonne mine lors de sa rencontre avec les journalistes avant la rencontre. Les Marian Gaborik, Brad Richards et Ryan Callahan n’ont rien fait pour lui ramener un sourire.

Budaj a stoppé 29 tirs pour décrocher sa deuxième victoire seulement de la saison. Le gardien slovaque n’avait pas vécu ce sentiment de bonheur depuis un gain de 2 à 1 contre les Predators, le 12 novembre, à Nashville.

John Mitchell, un ancien des Maple Leafs, a marqué l’unique but des visiteurs.

Eller sur le banc, deux blessés légers

Lars Eller gardera un mauvais souvenir du passage des Rangers. À mi-chemin en première période, il a complètement raté sa couverture contre Mitchell. Le Danois a payé cher son erreur. Il n’a pas effectué une seule présence en deuxième période.

Blessé au haut du corps en deuxième période, Travis Moen n’a pas terminé le match. Tomas Plekanec, qui a été atteint par un coup de bâton au visage en troisième, a lui aussi pris la route de l’infirmerie. Les blessures sont mineures.

Bourque assez discret

À ses premiers pas sous les couleurs du Bleu-Blanc-Rouge, Rene Bourque a démontré ses intentions dès les premières secondes avec une bonne mise en échec contre le petit Carl Hagelin.

L’ancien des Flames a offert un rendement honnête, mais pas spectaculaire. Il a joué la majorité du match à l’aile gauche avec Tomas Plekanec.

Le Canadien (17-20-8) accueillera Alexander Ovechkin et les Capitals de Washington, mercredi, au Centre Bell.

  • Absent face aux Sénateurs, Alexei Emelin a retrouvé sa place à la ligne bleue. Le retour du défenseur russe n’a pas fait le bonheur de Chris Campoli. Pour une cinquième fois à ses neuf derniers matchs, Campoli a regardé ses coéquipiers de la passerelle de presse. Le centre Petteri Nokelainen a subi le même sort.
Neuf points
David Desharnais, Erik Cole et Max Pacioretty ont volé la vedette aux gros canons des Rangers, Brad Richards et Marian Gaborik. La passe de Pacioretty sur le but de Desharnais était tout simplement magique.
 
Wojtek Wolski
Wojtek Wolski n’a rien fait pour regagner le coeur de John Tortorella. Utilisé au sein du quatrième trio, le Polonais n’a joué que 6 min 20 s, mais il a terminé avec un dossier défensif de - 3.

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