Théâtre

Suspense à la Hitchcock

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Denise Martel @

Journal de Québec, Publié le: | Mise à jour:

Théâtre premier acte

photo courtoisie

Tous les comédiens jouent plus d’un rôle, sauf ceux qui interprètent Alfred, Matthias et David dans Loin, présentée au Théâtre Premier Acte jusqu’au 27 janvier à 19 h et le 28, à 15 h.

Fan de suspense et fasciné par Alfred Hitchcock, le maître du genre, Thomas Gionet-Lavigne a eu le goût de monter une pièce sur le personnage en s’amusant à emprunter son style. Avec pour résultat une trilogie intitulée Loin, se déroulant à trois époques différentes et entremêlant fiction et réalité.

Pour raconter son histoire il s’est même permis d’utiliser deux autres cinéastes, l’Allemand Matthias Müller et l’Américain David Lynch, mais il ne faut pas s’y tromper, la grande vedette de la pièce, c’est Hitchcock et son flegme inoubliable.

« Loin, c’est en fait trois pièces d’une heure et quart chacune entrecoupées de deux entractes. La première, qui se joue au début du siècle, porte entièrement sur Hitchcock, son enfance, ses problèmes avec ses parents dans son village où on lui reprochait d’être voyeur. Avant même de déménager en ville chez un oncle, de devenir cinéaste et de rencontrer la femme de sa vie, il prenait des notes sur les gens du village dans le but d’en faire un film qu’il voulait intituler Loin. Sauf qu’il n’a pas réalisé le film, parce qu’il n’a jamais réussi à trouver ce qu’il appelait l’intrigue parfaite », explique le jeune auteur et comédien en entrevue.

3 pièces, 3 cinéastes

D’où l’idée de faire appel, si on peut dire, à deux autres réalisateurs pour tenter d’y parvenir. La seconde pièce, située aujourd’hui, est vouée à Matthias, un cinéaste expérimental affligé d’obsession compulsive. « Il essaie de monter les notes d’Hitchcock, ce qui l’aide à calmer son anxiété, mais c’est aussi un grand consommateur de femmes.

« Tout se passe la même journée, alors qu’il participe à un festival pour présenter son travail et où il rencontre une femme qui le charme totalement », précise Thomas Gionet-Lavigne.

Le dernier volet met en vedette David, cinéaste de l’étrange et du mystère. « Il veut tourner le film en utilisant les notes d’Hitchcock telles que recoupées par Matthias. En deuil de sa femme, il préfère ne pas sortir de chez lui et convoque une actrice pour une audition. C’est un huis clos à deux personnages », poursuit l’auteur, affirmant qu’il s’agit d’un travail d’équipe.

L’effort de tous

Tous ont participé à la création pour nourrir l’intrigue, en particulier le metteur en scène Hugo Lamarre. Il avoue du même souffle qu’il a fallu des milliers d’heures de travail pour la mise au monde de Loin, à l’affiche au Théâtre Premier Acte jusqu’au 28 janvier.

Thomas Gionet-Lavigne avoue aussi un faible pour les contraintes. Il a donc décidé dès le départ d’écrire la pièce pour huit personnages, interprétés par des comédiens avec qui il avait envie de travailler. De plus, il avait décidé que ce serait une trilogie, que Loin en serait le thème et que le train jouerait un rôle dans les trois segments de la pièce.

 

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