PAULE-ANDRÉE CASSIDY

De l’ombre à  la lumière

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Denise Martel @

Journal de Québec, Publié le: | Mise à jour:

Paule

© photo Jean-François Desgagnés

« J’avais besoin d’écrire toutes sortes de choses... Il faut laisser les choses se dire, s’écrire et faire confiance », soutient Paule-Andrée Cassidy, qu’on retrouvera sur la scène du TPC, le 10 février.

QUÉBEC - 

La vie réserve parfois des épreuves difficiles à surmonter mais aussi, paradoxalement, des événements riches et inspirants.

 

Après plus de six mois dans l’ombre, Paule-Andrée Cassidy revient sur la scène du Théâtre du Petit Champlain, pleine de vie et d’espoir, avec un spectacle intitulé Ombres et lumières.

À peine plus d’un an après la disparition subite de son compagnon, le musicien et arrangeur Bruno Fecteau, mieux connu du public comme pianiste et directeur musical de Gilles Vigneault avec qui il a coécrit La Grand-Messe, la chanteuse avoue avoir eu besoin d’un temps d’arrêt. On ne peut tasser du revers de la main une dizaine d’années de vie commune et de collaboration.

Son premier engagement professionnel est justement venu de Vigneault, qui l’a invitée à enregistrer une berceuse pour son prochain DC dont la sortie est prévue cette semaine. Et petit à petit, faut-il comprendre, la vie s’est remise à battre. De toute façon, avec un bambin de quatre ans et demi et une grande fille de 14 ans et demi, la vie s’est imposée d’elle-même.

Elle participe ensuite au bal populaire de l’Orchestre symphonique de Québec avant de mettre le cap sur l’Argentine, en août, autant pour y donner des concerts que pour y effectuer une recherche musicale en vue d’un nouveau spectacle qu’elle présentera en première, le 10 février, au Théâtre du Petit Champlain.

Tournant

« Le tango a toujours fait partie de mon répertoire et j’avais monté un spectacle inspiré de l’œuvre de Borgès pour la première édition de Québec en toutes lettres, à l’automne 2010. Je voulais faire une immersion dans le répertoire argentin dans le but de provoquer un genre de croisement entre le tango et la chanson. »  

« Souvent inspiré d’histoires dramatiques, le tango est capable de parler de douleur tout en étant quelque chose de très vivant. Ces contrastes me permettaient d’aller autant dans la joie que dans des choses plus denses. 

« En même temps, l’Argentine c’est très électro-cardio. J’ai senti qu’il se passait quelque chose, ça a été vraiment un tournant dans ma vie. Ça fait drôle de se retrouver en hiver au mois d’août. Ça brouille les repères, une année où des repères disparaissent... », confie-t-elle un brin nostalgique mais toujours souriante.

Ombres et lumières

Si le tango l’a grandement inspirée, il n’y a pas que du tango dans son nouveau spectacle Ombres et lumières. «Il y aura de nouvelles chansons écrites à quatre mains avec Reggie Brassard, qui avait composé plusieurs des chansons de Métis (2006). Le spectacle se partagera à peu près également entre les chansons tirées de mon répertoire, certaines que le public aime particulièrement et d’autres que j’ai peu interprétées, et des nouvelles dont quelques-unes en espagnol », précise la chanteuse.

Sur scène, elle retrouvera ses complices de longue date, le contrebassiste Étienne Lafrance et le percussionniste Pierre Tanguay mais aussi une recrue, le pianiste Vincent Gagnon. « On fera sûrement un disque, mais comme je suis une interprète, je pense que les chansons doivent vivre sur scène avant d’être enregistrées.

« Au printemps, j’ai des projets qui devraient aboutir sous peu et m’amener à chanter en Amérique du Sud, en Russie et à New York. La tournée Ombres et lumières suivra à l’automne », ajoute celle qu’on a aussi vue incarner une chanteuse transsexuelle, l’an dernier, dans la télésérie Chabotte et fille, une expérience qu’elle a adorée.

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