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Caméras de surveillance

Capitale «protégée»

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Les caméras de surveillance prolifèrent à Québec depuis les fêtes du 400e anniversaire, en 2008. Les voies publiques sont scrutées comme jamais. Sur un kilomètres de marche, on compte jusqu’à dix caméras dans les secteurs les plus hot de la ville.

C’est le cas de la Colline parlementaire, qui abrite l’Assemblée nationale. Du parc de l’Amérique-Française jusqu’à la côte de la Potasse, en passant par l’avenue Honoré-Mercier, il y a une caméra aux 100 mètres!

Toutes ces caméras appartiennent à la division des transports de la Ville de Québec qui en possède 70 au total pour couvrir l’ensemble de son territoire. Avant les fêtes du 400e, on en comptait à peine une vingtaine. Ce réseau s’est développé indépendamment des autres systèmes de surveillance des édifices et des garages municipaux.

D’ailleurs, un groupe de chercheurs de l’Université Laval fait actuellement un inventaire plus poussé à ce sujet. On estime que les rues, les parcs et les stationnements représentent approximativement 1 % du nombre total de caméras répertoriées.

Place au spectacle!

La Ville de Québec justifie ces acquisitions par l’augmentation du nombre de spectacles de grande envergure présentés chaque été dans ses murs. Les caméras auraient pour objectif de faciliter la gestion des feux de circulation à distance.

« C’est très utile. Après le spectacle d’Elton John, l’année dernière, les gens ont pu quitter la Colline parlementaire en une heure et demie, alors qu’il y avait plus de 100 000 personnes sur place », a expliqué Jacques Perron, porte-parole.

Les images sont visionnées « au besoin » dans un centre opérationnel situé dans l’arrondissement Beauport qui a été inauguré l’automne dernier. Seul un cercle restreint d’employés municipaux constitué de policiers, de pompiers, d’ingénieurs, etc., ont accès à cet endroit névralgique.

« On peut suivre une trentaine de scènes en même temps », a laissé tomber M. Perron.

Des zooms super puissants

Ces caméras dernier cri installées à des poteaux d’éclairage ou de signalisation sont si puissantes, selon nos sources, qu’elles permettent de zoomer sur un enfant pour détecter la couleur de sa crème glacée.

Malheureusement, la demande du Journal pour visiter ces installations est demeurée lettre morte. Aucune nouvelle acquisition ne serait prévue pour 2012. La Ville considère que le territoire est assez bien couvert pour l’instant. L’achat des caméras fait suite à des décisions administratives.

Dans l’ensemble, l’industrie de la vidéosurveillance croît à un rythme de 10 % par année.

 

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