Forte d’une première saison riche en rebondissements et ayant généré environ 150 000 visionnements à la fin de l’année 2010, la websérie Dakodak sera de retour pour un deuxième tour de piste sur TOU.TV, dès mercredi prochain.
On dévoilait mardi matin aux médias les trois premiers épisodes de cette série de huit, qui seront mis en ligne tous les mercredis, à raison d’un par semaine.
Les capsules d’environ huit minutes chacune nous plongent dans l’univers de jeunes cinéastes ambitieux qui, du haut de leur fringante vingtaine, sont parfois confrontés à des choix déchirants.
Coincés entre leurs idéaux et la réalité, les protagonistes, à l’instar des autres représentants de leur génération, voient leurs amours déchues, leurs alliances douteuses et leurs amitiés trahies se mettre en travers de leur route vers le succès. Heureusement, leur humour et leur passion sauront dédramatiser bien des maux.
Les habitués des péripéties des membres des Productions Dakodak retrouveront ainsi un François (Olivier Morin) assoiffé de gloire et de prestige qui, pour parvenir à amasser quelques dollars et investir dans la chaîne de télévision de son ami Laval (Emmanuel Juteau-McEwann), n’hésitera pas à se lancer tête baissée dans le tournage d’un long métrage écrit par son beau-père Stockman (Pierre Chagnon), étrangement intitulé Ton doigt sur la plus haute touche du piano.
Dépités par la piètre qualité du scénario, ses amis Laura (Sophie Desmarais) et Étienne (Mickaël Gouin) se feront tirer l’oreille avant d’accepter de se joindre à l’entreprise. François arrivera finalement à ses fins en formulant un mensonge éhonté à l’une et en y allant de promesses incertaines à l’autre.
L’affaire tournera toutefois au vinaigre et Étienne devra se rabattre sur la mise sur pied d’une émission culinaire grivoise en collaboration avec Pat (François Chénier), un «adulescent» un peu irresponsable, pour redonner un sens à son existence.
Auteur de Dakodak, Alexandre Gravel-Soublière a brièvement expliqué l’idée de base derrière son produit. S’il ne souhaitait pas nécessairement transmettre de messages précis avec son œuvre, il admet néanmoins que celle-ci reflète certaines tendances de la société actuelle.
«On voulait essayer de représenter les gens qui travaillent dans le web, un monde qu’on ne dépeint pas souvent à l’écran, a détaillé celui qui vient aussi de publier un premier roman, Charlotte Before Christ. Dans la première saison, on a montré des personnes qui voulaient faire des choses; maintenant, on montre des gens qui font des choses. Ils réalisent leurs rêves, mais on voit les problèmes que ça amène.»
«C’est une série qui exploite plusieurs dilemmes, a souligné de son côté Pierre Chagnon. À un certain moment, mon personnage prend une cuite et se lance dans un plaidoyer contre les “baby-boomers". On sent une dualité dans le propos.»
La production du deuxième volet de Dakodak s’est échelonnée sur 13 jours, en octobre dernier, à Montréal. Une troisième tranche de la websérie pourrait éventuellement voir le jour, mais rien n’est confirmé pour l’instant.