Suicide

Les jeunes mieux sensibilisés à la dépression

Mélanie Colleu / Agence QMI

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© SHUTTERSTOCK / Agence QMI

Cherchant à améliorer sans cesse leurs outils de prévention afin de démystifier le suicide, la Fondation des maladies mentales rappelle que la majorité des adolescents qui commettent l’irréparable souffrent de dépression.

«Entre 80 et 90% des jeunes qui se suicident se trouvent dans un état dépressif avancé», évoque Jean-Luc Taschereau, le président de la Fondation. Un chiffre qui fait froid dans le dos, d’autant plus que 5 à 10% des adolescents souffrent de cette maladie et que les trois quarts n’iront pas chercher d’aide.

«L’enfant ne sait pas ce qu’est une dépression ou il a tout simplement peur des réactions et d’être traité de fou», constate M. Taschereau.

C’est pourquoi la fondation arpente depuis 13 ans le Québec et offre des interventions gratuites dans près de 90% des écoles de la province. L’objectif est de faire disparaître les tabous et mettre des mots sur la dépression.

«Ça a changé ma perception. Avant, je pensais que la dépression c’était un signe de faiblesse. Mais c’est une maladie qui se soigne et je pense désormais pouvoir reconnaître les signes», témoigne Maude Gauthier, une élève de 17 ans ayant assisté au programme Solidaire pour la vie de la Fondation.

Le nombre de suicides chez les jeunes a diminué de moitié au Québec au cours de la dernière décennie, passant de 80 en 2000, à 37 en 2009 chez les adolescents de 14 à 19 ans, d’après les données de l’Institut national de Santé publique québécois.

«La prévention, notamment dans les écoles, porte ses fruits», estime Catherine Burrows, directrice des programmes jeunesse à la Fondation des maladies mentales.

Avec son équipe d’intervenants, elle prépare une animation de 75 minutes dans les classes de secondaire 5, basée sur un clip vidéo et un échange avec les jeunes.

 

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