Hockey

Les sceptiques confondus

Le Canadien s’impose enfin en tirs de barrage

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Jonathan Bernier

Journal de Montréal, Publié le: | Mise à jour:

Vestiaire Price

Journal de Montréal

On croyait bien que l’histoire allait une fois de plus se répéter. Fidèle à son habitude, le Canadien a permis à l’adversaire de niveler les chances au dernier tiers avant que l’issue du match ne soit décidée en bris ­d’égalité.

Cette fois cependant, il aura eu le ­dessus, se sauvant avec un gain de 3 à 2 sur les Penguins, hier soir au Centre Bell.

Pourtant, on ne donnait pas cher de la peau des hommes de Randy Cunneyworth lorsque s’est amorcée la séance de tirs de barrage.

Après tout, Canadien et Penguins se trouvaient aux antipodes, la troupe de Dan Bylsma ayant remporté sept des neuf séances auxquelles elle avait pris part ­depuis le début de la saison.

À l’inverse, le Canadien n’était sorti vainqueur de cette compétition qu’une seule fois en huit occasions.

Le Tricolore aura eu besoin de huit rondes pour mettre la main sur le point supplémentaire.

Tomas Plekanec a clôturé une ­performance extraordinaire en déjouant Marc-André Fleury d’un vif tir des ­poignets.

Price et ses poteaux

Il était le troisième joueur à déjouer le gardien québécois dans cette séance, après Rene Bourque et Lars Eller.

« Ça fait du bien d’enfin parvenir à marquer en échappée. Cependant, ce but a été davantage important pour l’équipe. ­Espérons qu’il saura nous donner un élan », a déclaré la première étoile du match.

Carey Price, auparavant déjoué par ­Evgeni Malkin et Chris Kunitz, a scellé ­l’issue du match en résistant devant Jason Williams.

Le gardien du Canadien peut cependant remercier ses poteaux, qui ont eu le ­dernier mot sur les tirs de Cal O’Reilly et Pascal Dupuis.

Ce gain a permis au Tricolore d’éviter de voir les Penguins balayer la série de quatre rencontres opposant les deux ­formations.

« La différence, c’est que même si nous avons perdu deux fois notre avance, nous avons gardé une attitude positive », a ­souligné Price, auteur d’une 18e victoire.

Plekanec en feu

Après avoir montré signe de vie face aux Jets, Plekanec a possiblemement connu son meilleur match depuis ­plusieurs ­semaines.

Non seulement ses compagnons de trio et lui ont-t-il réussi à museler Evgeni ­Malkin et James Neal pendant une grande partie de la soirée, mais le Tchèque a été menaçant tout au long du match.

Particulièrement en infériorité numérique où, au cours d’une seule et même ­punition, il est parvenu à obtenir deux ­excellentes chances de marquer, dont l’une sur une échappée.

Le vétéran de 29 ans a obtenu un second rendez-vous en tête à tête avec Marc-André Fleury quelques minutes plus tard. Une fois de plus, le gardien des Penguins a eu le meilleur.

Fleury sauve les meubles

D’ailleurs, si Fleury n’avait pas été en grande forme, le Canadien aurait ­probablement pu fermer les livres de bonne heure.

Le Québécois a également eu le dernier mot sur Louis Leblanc, Rene Bourque et Erik Cole sur le point de capitaliser sur trois chances en or.

De ce trio, seule la recrue est parvenue à obtenir vengence. Repéré de brillante ­façon par Chris Campoli, posté à sa propre ligne bleue, Leblanc a déjoué Fleury d’un vif tir du côté de la mitaine.

Le Montréalais marquait ainsi son ­troisième but de la saison.

Erreur coûteuse

Même les meilleurs ne sont pas à l’abri d’une erreur. Après avoir frustré à maintes reprises les attaquants du Canadien ­pendant 40 minutes, Fleury a accordé un cadeau à Lars Eller en cédant devant un tir anodin.

Pascal Dupuis, avec un but en infériorité numérique en tout début de troisième ­période, venait de niveler la marque lorsque le Québécois a commis cette bévue.

James Neal a envoyé tout le monde en temps supplémentaire en nivelant de ­nouveau la marque quelques instants plus tard.


Le Canadien disputera son prochain match jeudi à Long Island.

Plekanec
Le Tchèque est sortie de sa coquille. En plus de sa mission défensive face à Evgeni Malkin, il a dirigé six tirs au but. Attaquant le plus menaçant du Tricolore, il a tout fait sauf marquer.
 
Avantages numériques ?
Les  attaques massives des deux équipes ont été atroces. Celle des Montréalais a accordé un but alors que celle des Penguins a permis une échappée.

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