Vivre avec un mort

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Kathleen Frenette @

Journal de Québec, Publié le: | Mise à jour:

Pascal Blanchette

photo Facebook

Sous cette photo, prise sur la page Facebook de l’accusé, on peut lire : « Mon papa, l’homme le plus courageux que je connaisse! Je l’aime mon papounet. »

Pascal Blanchette, accusé du meurtre prémédité de son père, aurait possiblement vécu quatre jours avec le cadavre de ce dernier dans son appartement de la rue Racine, à Chicoutimi.

Bien que personne n’ait voulu confirmer l’information, c’est l’hypothèse qui peut être déduite lorsque l’on sait que le meurtre aurait été commis le 1er février et que l’homme s’est rendu, en compagnie de son avocat, aux policiers quelques jours plus tard, soit le 4 février.

Comme rapporté dans l’édition de mardi, le 31 janvier 2011, l’homme âgé de 43 ans avait mentionné avoir trouvé les deux derniers jours « d’une intensité incommensurable », mais, en remontant quelques jours avant les tristes événements, on s’aperçoit que l’accusé semblait effectivement plus affecté qu’il ne le laissait voir.

«Tellement lourd»

« Quand tu as deux parents malades s’est lourd à porter. Tellement lourd! Tu n’as aucune épaule sur laquelle tu peux pleurer... tu essai de penser à toi, mais tu n’as pas le temps. Tu voudrais crier.... crier ta peine. Ton immense peine! Mais tu as peur... tu as peur qu’elle résonne dans la nuit...

Comme un écho vide de sens! » pouvait-on lire le 9 janvier dernier sur la page de Blanchette.

Le 7 janvier, il écrivait que « la prochaine semaine serait très difficile » pour lui et son père, alors que le 8, il disait en avoir « plein le c… ».

Le 1er janvier, il écrivait, comme résolution, qu’il allait être « un moins bon gars », qu’il allait penser plus à lui qu’aux autres ou, du moins qu’« il allait essayer ».

Puisque le dossier est présentement entre les mains de la justice, plusieurs informations ne peuvent être divulguées.

Toutefois, questionné sur l’état d’esprit de son client, Me Michel Boudreault a mentionné aux représentants du Journal que « l’acte d’accusation ne concordait pas avec le profil de son client », qui était un fils aimant qui avait toujours été au chevet de son père.

Pascal Blanchette, qui ne possède aucun antécédent judiciaire en matière de violence, reviendra devant la Cour le 22 février.

 

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