Dans la bonne direction

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Julien Cabana @

Journal de Québec, Publié le: | Mise à jour:

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© Photo les archives | René Baillargeon

Malgré la rigueur de son climat et son côté inhospitalier, le Nord-du-Québec demeure un milieu fragile qui a besoin qu’on le protège. C’est un trésor à conserver pour les générations futures.

QUÉBEC - 

Le gouvernement Charest a pris la bonne décision en annonçant en fin de semaine dernière son intention de protéger 20 % du territoire du Plan Nord d’ici à 2013.

 

Voilà comment on peut résumer les réactions de la Fédération des pourvoiries du Québec et de Nature Québec à la suite de l’annonce faite par le premier ministre Jean Charest et le ministre responsable du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Pierre Arcand.

« Nous sommes heureux de voir que le gouvernement a pris en compte les avis que nous avons exprimés lors de la consultation sur le Plan Nord, a dit le président du conseil d’administration de la Fédération des pourvoiries du Québec, Norman Ouellette. Nous sommes confiants en la capacité du Québec de se démarquer en termes de protection et de mise en valeur du territoire du Nord-du-Québec. L’orientation annoncée par le ministre permettra d’obtenir des résultats positifs dans un horizon réaliste. »

Selon le président, l’objectif ambitieux de protéger 20 % du territoire d’ici à 2020 permettra au Québec de se démarquer en termes d’efforts de conservation du territoire, c’est certain, mais aussi, cela permettra de maintenir l’attrait du Nord-du-Québec pour les clientèles amateurs de plein air, de chasse et de pêche. Cela permettra aux pourvoiries de poursuivre leurs activités.

Les premiers

Il ne faut pas oublier que les pourvoyeurs ont été les premiers à ouvrir le Nord-du-Québec à des gens venus de partout dans le monde. Ils ont créé un réseau d’hébergement (103 pourvoiries) et d’activités qui a permis de mettre en valeur cette partie du Québec qui, une fois qu’on l’a visitée, marque une vie à jamais.

L’annonce du gouvernement, qui prévoit la mise en œuvre d’une réelle démarche de planification écologique dès 2013, a de quoi réjouir les pourvoyeurs. Cette démarche assurera la préservation de la biodiversité et des composantes les plus importantes du territoire. La faune nordique et ses habitats sont au cœur de la vie sociale et économique des communautés nordiques, mais aussi au centre des activités des pourvoiries. En annonçant ses efforts de conservation, le gouvernement vient renforcer le rôle des pourvoiries qui demeurent le moyen d’accès privilégié pour les activités reliées à la faune unique du Nord-du-Québec.

Nature Québec

Selon le directeur général de Nature Québec, Christian Simard, les annonces du gouvernement ont de quoi réjouir son organisme.

« Le gouvernement nous annonce un objectif de 20 % de vraies aires protégées d’ici au lieu des 12 % prévus initialement. Nous nous réjouissons de cette évolution qui reprend une des principales recommandations de Nature Québec formulées lors des consultations publiques tenues sur l’engagement de conserver 50 % du territoire du Plan Nord. Le gouvernement a compris qu’il fallait de réelles mesures de conservation à court terme sur ce territoire. C’est un bon changement de cap. »

La toundra québécoise est très vulnérable. Pour bâtir cette terre où le caribou est roi, la nature a mis des milliers d’années. Demeurée inchangée au fil des siècles, elle s’apprête à subir des assauts qui pourraient lui causer un préjudice irréparable. Il fallait que le gouvernement prenne les choses en main pour protéger ce territoire unique, une richesse pour toute la population du Québec. Pour avoir eu la chance de fouler ce sol à plusieurs reprises au cours de ma vie, je dois reconnaître que sa beauté sauvage et son milieu de vie unique en font un véritable trésor qu’il faut absolument protéger.

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