Gouverneur | Impôts

Les conservateurs prêts à modifier la loi

Annie Dufour / Agence QMI

Publié le: | Mise à jour:

paradis

© Blair Gable / Reuters

Le ministre de l'Industrie, Christian Paradis.

OTTAWA – Les conservateurs ne ferment pas la porte à modifier la loi qui fait du gouverneur général le seul Canadien à ne pas payer d'impôts sur le revenu.

«Nous sommes prêts à revoir ça. La porte n'est pas fermée», a indiqué mercredi le ministre de l'Industrie, Christian Paradis, en ajoutant qu'il faudrait que cela se fasse en collaboration avec le gouverneur général.

«Ce n'est pas un programme sur lequel le gouvernement a le plein contrôle, a dit M. Paradis. Et il faut comprendre que c'est une institution qui a des racines profondes dans l'histoire.»

Le lieutenant de Stephen Harper au Québec ne ferme pas non plus la porte à une révision des retraites dorées des représentants de la Reine. «Tout est sur la table pour combler le déficit. Nous allons vérifier tout ça», a ajouté M. Paradis.

Le NPD en faveur

«Quand on parle de restrictions, ça comprend tout le monde», a commenté la chef intérimaire du Nouveau Parti démocratique (NPD), Nycole Turmel. Elle trouve déplorable qu'il ne paie pas d'impôts. «Cela devrait être rectifié», a-t-elle ajouté.

Selon le directeur de l'Institut sur la gouvernance au Québec, Michel Nadeau, l'injustice est flagrante.

«Il y a deux iniquités, au niveau du régime de retraite et au niveau de la fiscalité, a-t-il dit. Devant l'impôt comme devant la mort, tout le monde devrait être égal.»

Il conclut qu'il s'agit d'une mesure administrative anachronique qui devrait être abolie.

Plus tôt en journée, le député bloquiste de Bas-Richelieu-Nicolet-Bécancour, Louis Plamondon, avait déposé une motion en ce sens à la Chambre des communes, demandant que le gouverneur général paie ses impôts comme tout le monde.

Selon M. Plamondon, à la veille du dépôt d’un budget où le gouvernement Harper demandera à la population de se serrer la ceinture, il est «grand temps d’emboîter le pas à l’Australie et à la Nouvelle-Zélande» qui imposent le salaire du représentant de la reine Élisabeth II.

 

 

Liens commandités