Voiture soufflée

M. Lacasse attend toujours

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Kathleen Frenette @

Journal de Québec, Publié le: | Mise à jour:

Souffleuse

photo Jean-François Desgagnés

Serge Lacasse attend des nouvelles de la Ville, après que sa voiture ait été soufflée.

Sans nouvelles ni excuses de la Ville de Québec depuis qu’une déneigeuse a « soufflé » sa voiture sur son terrain, Serge Lacasse est toujours en « beau maudit » de savoir qu’il n’est pas « une priorité ».

« C’est cheap! Vraiment cheap, mais en même temps, ça ne me surprend pas d’eux. Finalement, nous sommes de simples citoyens et leurs choses pressent toujours plus que les nôtres », a pesté M. Lacasse lorsqu’il a été informé par Le Journal que le porte-parole de la Ville de Québec avait mentionné que son dossier « était loin dans les priorités » et « qu’ils (les gens de la Ville) avaient d’autres chats à fouetter ».

Le résident de l’arrondissement Beauport aurait apprécié une simple lettre d’excuses ou, à tout le moins, une explication concernant cette « destruction » de véhicule qui impliquait sa voiture, une souffleuse de la Ville de Québec et un signaleur... à pied.

« Quand c’est le temps de payer nos taxes, la Ville est toujours pressée d’avoir de nos nouvelles, mais quand ce sont eux qui font des erreurs, on dirait que c’est moins grave », a dit l’homme, qui a seulement reçu hier, trois semaines après l’incident, une lettre de la Ville disant que « sa réclamation était à l’étude ».

Deux cents dollars

« Je réclame 200 $ pour le nettoyage de mon terrain, parce que nous avons une garderie à la maison et qu’il ne doit rester aucun morceau. Je réclame aussi la perte de travail de trois jours que ça m’a causée et les dommages et intérêts sont laissés à leur discrétion... mais selon moi, ils vont ben trouver qu’il n’y en a pas! », a soupiré M. Lacasse, qui se console toutefois avec sa compagnie d’assurance. Celle-ci a semblé prendre le « problème » beaucoup moins à la légère.

« En dedans d’une semaine, c’était réglé. J’ai eu un chèque, mais là, comme le véhicule appartenait à ma mère décédée, je n’aurais pas, selon les assureurs du concessionnaire auto, fait transférer la valeur à neuf, alors qu’il s’agit d’une succession. Alors là, on me niaise... Disons que c’est très plate d’avoir à vivre tout ça, surtout que nous n’avons absolument rien fait », a-t-il déploré.

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