La policière Sandra Dion à Ottawa

Poussez-vous les agresseurs

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Kathleen Frenette @

Journal de Québec, Publié le: | Mise à jour:

SandraDion

photo Daniel Mallard

Sandra Dion demandera aux autorités que les personnes reconnues coupables d’agression physique ne puissent être transférées à moins de 50 kilomètres de la résidence de leur victime.

La policière Sandra Dion demandera aujourd’hui aux représentants du ministre de la Sécurité publique, à Ottawa, que les personnes reconnues coupables d’agression physique ne puissent être transférées à moins de 50 kilomètres de la résidence de leur victime.

La rencontre, prévue ce matin à 11 h avec Candice Hoeppner, secrétaire parlementaire du ministre de la Sécurité publique, permettra à la policière de faire entendre sa voix, mais aussi celle des victimes qui se retrouvent souvent vulnérables devant leur agresseur.

« Ma demande concerne les personnes reconnues coupables de tout type d’agression physique, que ce soient des voies de fait, une agression armée ou encore une agression sexuelle », a dit la policière, ajoutant qu’elle donnera un point de presse sur la Colline parlementaire, à 13 h, pour faire le point sur sa démarche.

Détracteurs

Lors de l’entretien avec le Journal, Mme Dion a tenu à remettre les pendules à l’heure face à des détracteurs qui l’ont accusée d’avoir accès au ministre Vic Toews, en raison de son statut de policière.

« Ce qui me permet d’avancer, c’est mon background de femme de 43 ans. J’ai étudié en science politique et je sais que les lois peuvent être changées par les représentants du peuple », a-t-elle dit.

Devant la suggestion de porter une arme 24 heures sur 24, la policière soutient que lorsqu’elle a pris l’uniforme, ce n’était pas pour dormir avec une arme, mais plutôt pour faire en sorte que la société dans laquelle elle vivait offre un environnement sécuritaire. 

Finalement, défend-elle, l’important demeure le résultat et non pas celui qui porte la démarche.

Rappelons qu’en septembre 2002, Laurent Minier a sauvagement attaqué Sandra Dion alors qu’elle s’affairait à rédiger un rapport dans son véhicule de patrouille.

Au long de l’agression, il n’a pas arrêté de lui répéter qu’il allait la tuer.

D’ailleurs, dans les rapports de la Commission nationale des libérations conditionnelles, on peut y lire que Minier, durant son incarcération, aurait laissé passer certaines informations qui ont démontré que cette fixation était toujours présente. Il aurait même avoué son intention de tuer une policière.

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