MONTRÉAL - Les travailleuses des CPE membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) déplorent l’entêtement du ministère de la Famille et des Aînés (MFA) et des employeurs dans le conflit qui les oppose.
« Les travailleuses ont fait mercredi une proposition au MAF et aux associations patronales », peut-on lire dans un communiqué. « Malheureusement, ils ont préféré rester sur leurs positions plutôt qu’en venir à une entente », a regretté Jeff Begley, vice-président de la FSSS-CSN.
M. Begley a assuré que les propositions de son syndicat « n’auraient pas augmenté la masse salariale des employeurs » et que l’objectif était de s’assurer que les « vrais » pourparlers avaient débuté.
«S’ils avaient accepté, nous aurions engagé les discussions de fond sur les autres sujets prioritaires », a-t-il affirmé.
Le syndicat a insisté sur son souci d’éviter aux parents l’interruption des services vendredi. «Cette grève ne nous fait pas plaisir », a renchéri Louise Labrie, responsable du secteur des CPE à la FSSS-CSN.
Le syndicat a appelé mardi les 360 CPE du Québec à s’engager dans une première journée de grève générale vendredi. Lundi, quelques milliers de parents ont été privés de services dans les 119 CPE syndiqués de Montréal, Laval, de la Montérégie, de la Mauricie et du Centre-du-Québec.
Les travailleuses sont sans convention collective depuis deux ans. Leurs revendications touchent surtout des hausses de salaire et l’augmentation des congés.