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Adam cohen | club soda
Photo agence QMI
Adam Cohen est monté sur la scène du Club Soda pour le premier de deux concerts, jeudi soir.
Adam Cohen a conclu l’année 2011 en se produisant dans des salles qui affichaient complet, lors d’une tournée européenne qui aura duré près de deux mois. De retour au Québec, le musicien poursuit sa lancée. Hier soir, c’est un Club Soda plein à craquer qui l’a accueilli sur scène, signe que les choses ne pourraient mieux aller pour le fils de Leonard.
En octobre dernier, Adam Cohen présentait l’excellent album Like A Man, un disque qui a marqué un tournant dans sa carrière de musicien, lui qui a longtemps renié qui il était dans le but de tracer son propre chemin, de se distinguer de son célèbre père.
Hier soir, c’est un homme et un artiste assumé qui a présenté ses nouvelles compositions, des pièces feutrées où le romantisme est mis à l’avant-plan.
C’est avec la chanson Lie Alone, dans l’ombre, entouré de ses complices Mai Bloomfiled (guitare, violoncelle, voix) et Michael Chaves (guitare, clavier, percussion, voix), qu’Adam a fait son entrée sur scène.
« Bonsoir tout le monde, merci d’être là ce soir. Vous savez, sur scène, nous sommes souvent obligés de dire des mensonges (...) Mais ce soir, pas de mensonges, I’m so fucking happy to be in Montreal (je suis tellement heureux d’être à Montréal). »
Expérience unique
Adam Cohen fait partie des artistes qui ont le pouvoir de créer une ambiance intimiste en un rien de temps, sur scène.
Dès l’interprétation de la chanson Sweet Dominique, le musicien, guitare sèche au cou, avait réussi à nous faire oublier que nous étions entourés de 539 autres personnes, ce soir-là.
Un concert d’Adam, c’est une expérience que l’on vit avec soi-même, dans sa tête et dans son coeur, comme lorsqu’on s’isole, les écouteurs aux oreilles, afin d’apprécier pleinement l’oeuvre d’un artiste qu’on admire.
Avec son timbre de voix particulier et son charisme, l’auteur-compositeur-interprète a enchaîné les Stranger, Matchbox, What Other Guy et Like A Man en s’arrêtant parfois pour porter un toast discret à la salle.
Parlant de What Other Guy et Like A Man, pièces que Leonard Cohen considère lui-même comme étant dignes de devenir des classiques, Adam a su les interpréter avec émotion et justesse, sans débordements.
Sympathique, la vedette de la soirée réussit à présenter un concert touchant sans tomber dans les clichés mélancoliques. Nous vous le conseillons fortement.
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