Agression d'une policière

Le transfert de Laurent Minier reconsidéré

Agence QMI

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© André Forget / Agence QMI / Archives

Sandra Dion

OTTAWA – Les services correctionnels canadiens sont à revoir leur décision de transférer Laurent Minier dans une maison de transition située à moins d'un kilomètre de la résidence de sa victime, la policière de Québec, Sandra Dion.

C'est ce qui ressort, entre autres de la rencontre que Mme Dion a eue, jeudi matin, à Ottawa, avec la secrétaire parlementaire du ministre de la Sécurité publique, Candice Hoeppner.

Il y a quelque temps, Sandra Dion a appris que la décision avait été prise de transférer Laurent Minier, qui l'avait attaquée à coups de tournevis en 2002, dans une maison de transition située près de chez elle. Or, l'homme souffre de troubles psychotiques et schizophréniques et il est notamment obsédé par l'idée de s'en prendre à des femmes en uniforme.

Choquée de constater qu'on ne l'avait pas consultée et que son opinion ne changerait rien à la décision des services correctionnels, Mme Dion, appuyée par le syndicat des policiers de la Ville de Québec, a donc décidé de se rendre à Ottawa pour rencontrer ministres et députés et plaider la cause des victimes d'actes criminels qui, comme elle, voient arriver leurs agresseurs dans leur voisinage.

«Nous sommes ici pour demander quelque chose qui est simple pour le gouvernement, mais qui représente quelque chose d'énorme pour les victimes.»

«Les victimes ont déjà payé chèrement les écarts de conduite des criminels qui les ont agressées et ce n'est pas à elles de vivre enfermées», d'ajouter Bernard Lehré, président de la Fraternité des policiers et policières de Québec, qui a participé à la rencontre.

De sa rencontre avec Mme Hoeppner, Sandra Dion est donc sortie satisfaite, d'autant qu'elle a senti une ouverture devant l'idée de consulter les victimes lorsqu'un agresseur est envoyé en maison de transition.

«Ce que j'ai senti et que Mme Hoeppner a mentionné, c'est qu'il y a une volonté et un engagement à vouloir donner plus de droits aux victimes quand vient le temps d'envoyer des criminels en maison de transition.»

Sandra Dion, qui dit agir à titre de victime d'un acte criminel, et non à titre de policière, doit retourner à Ottawa au cours des prochaines semaines pour témoigner devant un comité sénatorial.

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