Le Parti québécois a dénoncé jeudi la décision du ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, de mandater la Sûreté du Québec afin d'enquêter sur les fuites dans le dossier de la taupe du SPVM, Ian Davidson.
Le PQ a réitéré son souhait qu'une enquête indépendante soit ouverte.
« Nous sommes renversés par cette décision. Pourquoi cette diversion? Est-ce qu'on a quelque chose à cacher? Qu'est-ce qu'il y a tant dans cette affaire Davidson qu'on ne veut pas que la population sache? » a questionné le porte-parole de l'opposition officielle en matière de sécurité publique, Bertrand St-Arnaud, jeudi matin, lors d'un point de presse.
Selon M. St-Arnaud, parler des fuites d’informations confidentielles ne serait que diversion, soutenant que « le vrai problème » est du côté de l’affaire Davidson.
« C’est à se demander si sous les libéraux de Jean Charest, nous ne sommes pas rendus dans une république de bananes, où on traque les informateurs des journalistes, où on intimide les gens qui parlent aux journalistes », a poursuivi M. St-Arnaud.
Celui-ci a rappelé que c’est grâce à ces personnes que plusieurs histoires ont pu être dévoilées au public, citant à titre d’exemple la collusion dans l’industrie de la construction et le scandale des commandites.
Il a finalement parlé d'une affaire « sensible » et « importante », avant d'indiquer qu'une enquête indépendante, « qui pourrait par exemple être présidée par un juge à la retraite », permettrait d'éclaircir plusieurs questions importantes relativement à ce dossier.