L’ancien lanceur des Expos de Montréal, des Red Sox de Boston et des Rangers du Texas, Dennis «Oil Can» Boyd, a révélé mercredi quelques bribes du contenu du livre qu’il publiera en juin.
Dans une entrevue accordée au réseau CBS Boston, l’ex-artilleur a raconté que dans «They Call Me Oil Can : My Life in Baseball», les lecteurs apprendront qu’il a passé les deux tiers de son temps au monticule sous l’influence de la cocaïne.
Aujourd’hui âgé de 52 ans, Boyd a passé 10 campagnes dans le baseball majeur, huit chez les Red Sox, un peu plus d’une campagne à Montréal et une demi-saison aux Texas.
«Oui, à chaque stade. Il n'y a probablement pas un stade où je ne suis pas resté debout toute la nuit, jusqu'à quatre ou cinq heures du matin, parce que c'est toujours dans ton système», a confié Boyd.
«Quelques-uns des meilleurs matchs que j'ai joués dans les ligues majeures, j'étais resté debout toute la nuit. Si j'étais allé dormir, j'aurais gagné 150 parties dans ma carrière. Je sens que ma carrière a été raccourcie pour plusieurs raisons, mais je ne faisais rien que des centaines de joueurs de baseball n'ont pas fait dans ce temps, parce que c'est comme ça que je l'ai appris.»
Il affirme toutefois ne rien regretter.
Dans son livre, il dit aussi que ses coéquipiers chez les Red Sox étaient au courant de sa consommation. Certains ont emboîté le pas, d'autres étaient dégoûtés.
Boyd n'a jamais été contrôlé positif à la cocaïne, simplement car il n'a jamais eu à passer de test antidopage au cours de sa carrière.
«On m'a dit que si je continuais, on m'enverrait en centre de désintoxication, et je leur répondais que j'allais faire ce que je devais faire, soit gagner des matchs de baseball. Je leur disais qu'on en discuterait pendant la saison morte parce que pour l'instant, j'avais des matchs à remporter», a-t-il avoué.
En carrière, Boyd a compilé un dossier de 78-77, et une moyenne de points mérités de 4,04 en 207 départs.