Pleins feux sur Montréal en lumière
Montréal en lumière, c’est une série de spectacles de tous genres offerts dans différentes salles de la métropole, mais c’est aussi un site extérieur, la place des Festivals, où arts visuels, dégustations et concerts gratuits se côtoient. Afin de vous donner un aperçu de la programmation artistique de l’événement, qui prendra son envol le 16 février prochain, nous avons demandé à Laurent Saulnier, vice-président programmation de MEL, de faire un survol de l’offre extérieure et en salle de cette 13e édition, qui célébrera la Belgique. Suivez le guide !
À ne pas manquer :
Toots Thielemans
jeudi 16 février 20 h, Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts
« C’est un incontournable. Toots Thielemans est notre coprésident d’honneur, c’est un vétéran de la scène musicale belge. Il a 89 ans et il prend peu l’avion, depuis quelques années. Nous avons dû être très convaincants pour qu’il accepte de venir. Malgré tout, pour lui, c’était un honneur de faire le concert d’ouverture et d’être coprésident d’honneur. Il faut dire qu’à son âge, ce sont des honneurs qui sont importants, mais qui sont surtout pleinement mérités. En plus, c’est un vrai gentleman. »
À ne pas manquer :
Ne me quitte pas un hommage à Jacques Brel (mise en scène de Luc De Larochellière)
dimanche 26 février 16h et 20 h, Maison symphonique de Montréal
« L’idée est super simple : un piano, une voix, une chanson de Brel. Nous avons demandé à une dizaine de chanteurs et chanteuses de se plier à ce format et d’affronter les chansons de Jacques Brel. C’est Luc De Larochellière qui a assemblé le tout (...) Nous avons demandé à des artistes de milieux variés de participer, parce que nous croyons que Jacques Brel a touché différentes générations et différents genres de chanteurs aussi. C’est pour cette raison qu’il y a des artistes comme Marc Hervieux, Pierre Lapointe, Diane Tell et Marie-Élaine Thibert sur ce concert. Nous avons aussi demandé à Danielle Oderra, qui était une amie proche de Brel, d’être sur le spectacle. »
Photo courtoisie
À ne pas manquer :
Cœur de Pirate
vendredi 24 février 20 h, Métropolis
« Il ne reste pas beaucoup de places pour ce concert, mais il vaut la peine d’être mentionné. Elle nous présente son nouveau spectacle avec les chansons de Blonde, son plus récent disque. Pour le moment, c’est le seul concert montréalais annoncé (...) Quand on y pense, c’est fou ce qui lui arrive. Elle va quand même faire un Casino de Paris puis un Zénith, prochainement. Ce n’est pas rien. »
À ne pas manquer :
Brigitte Boisjoli : Première montréalaise
jeudi 23 février 20 h, Club Soda
« C’est tellement devenu un cliché de dire que cette fille-là, c’est une petite boule d’énergie, mais c’est vraiment ça. Elle est vraiment folle (rires). C’est surprenant. Elle est toujours pimpante. Je trouve ça vraiment super de voir des artistes comme ça, qui sont de bonne humeur plutôt que déprimés. Ça fait vraiment du bien. »
À ne pas manquer :
Diane Tell Première montréalaise
lundi 20 février 20 h, l'Astral
« Je suis un fan de Diane Tell. C’est la première fois, depuis plusieurs années, qu’elle enregistre un album au Québec et qu’elle travaille ici autant qu’en France. Pendant des années, elle ne venait que de temps en temps, ici. Qu’elle s’investisse au Québec, j’aime vraiment ça. Nous la voyons plus souvent, ça nous fait plaisir, et nous devons le souligner. »
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À découvrir :
Stromae
jeudi 23 février 20 h, Métropolis
« Stromae, c’est un must absolu. Son spectacle est hallucinant, je trouve. Sa mise en scène est tellement réussie. En plus, c’est Karim Ouellet qui assurera sa première partie. L’été dernier, aux Francos, Stromae avait vu Karim sur scène et il l’avait beaucoup aimé. Nous avons donc décidé de pousser l’histoire un peu plus loin. »
À découvrir :
Theophilus London
samedi 18 février 20 h, Club Soda
« Pour beaucoup de gens, c’est la prochaine star du hip-hop, aux États-Unis. Il y a toutes sortes d’influences, dans sa musique. Même si on l’associe au monde du hip-hop, il y a un petit côté années 80 à ce qu’il fait. Cet artiste-là, il regarde en avant. En 2012, il essaie de faire la musique de 2015. »
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À découvrir :
My Little Cheap Dictaphone
vendredi 17 février 20 h, l’Astral
« C’est un groupe belge qui vaut vraiment la peine d’être connu. Ils font du rock qui est un peu atmosphérique, aussi pop par moments, et c’est vraiment bon. Parmi les artistes belges à voir absolument sur scène, dans le cadre de Montréal en lumière, My Little Cheap Dictaphone est un must. »
À découvrir :
Été 67
samedi 18 février 20 h, l’Astral
« Ils sont venus aux Francos récemment, et c’est un des rares groupes qui donne dans le style pop-rock, disons-le ainsi, et qui le fait en français. Il n’y en a vraiment pas beaucoup, en Belgique. En plus, il y a un petit côté rétro dans ce qu’ils font, un petit côté 60’s. C’est vraiment bien. »
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À découvrir :
Robert Glasper
vendredi 24 février 20 h, Théâtre du Gesù
« Robert Glasper est venu quelques fois à Montréal, mais cette fois-ci, il est là avec un nouveau projet qui s’appelle Experiment. Sa particularité, c’est qu’il a réussi à intégrer plusieurs éléments hip-hop et soul à la musique jazz, et ce, sans avoir un rappeur avec lui sur scène. »
Retour au bercail
Après plusieurs années d’« exil » dans le Vieux-Montréal, Montréal en lumière est de retour au centre-ville, à la place des Festivals. En plus d’être le théâtre de projections lumineuses et de concerts gratuits en plein air, le site accueillera activités diverses et dégustations, une nouveauté du volet gastronomique, qui s’étendra dorénavant au volet extérieur de l’événement. Toujours selon Laurent Saulnier, voici quatre bonnes raisons de visiter la place des Festivals, entre les 16 et 26 février.
La glissade urbaine
« Elle fait à peu près 350 pieds. Elle va partir du haut de l’Esplanade de la Place des Arts et va se terminer en bas, devant les portes de la Place des Arts, sur la rue Sainte-Catherine. C’est une glissade qui va être fonctionnelle beau temps mauvais temps, car elle n’est pas faite en glace, mais bien en glycol (liquide de refroidissement également utilisé par le Red Bull Crashed Ice, entre autres). Elle sera aussi interactive, puisqu’il y aura des effets lumineux et sonores, ainsi que des prises de photos. Un vrai beau trip. »
Henri Godon
samedi et dimanche 18 et 19 février 14 h, Scène RBC - Esplanade de la Place des Arts
« Henri Godon, c’est un petit nouveau. Je pense que ça peut être une belle découverte. Les parents savent que les enfants aiment souvent réécouter les mêmes chansons, alors quand un artiste intéressant propose quelque chose de nouveau, ça vaut la peine de le souligner. Ça permet de diversifier ce que l’on fait écouter à nos enfants. »
Jali
vendredi 17 février 20 h, Scène RBC - Esplanade de la Place des Arts
« C’est une vraie découverte. C’est un gars qui est né au Rwanda, qui habite en Belgique, et son premier album vient juste de sortir en Europe. Il fait de la chanson qui groove. C’est exactement ça. Je ne vois pas comment on pourrait décrire mieux ce qu’il fait. »
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Projection À propos de Stern
tous les soirs du festival, trois fois par soir (18 h 30, 19 h 30 et 21 h)
« C’est une méga projection qui est présentée sur le mur est de la Maison du Festival. L’idée, c’était d’avoir des effets spéciaux, des effets 3D de destruction et de reconstruction du mur, mais en racontant une histoire, celle de Monsieur Stern. Visuellement, ce sera quelque chose que nous n’avons jamais vu. Ce spectacle audiovisuel a été créé par la boîte Géodésik. »