Hockey LNH

Québec possède ce qu’il faut

Le Conference Board confirme que la Vieille Capitale peut accueillir une équipe professionnelle

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Richard Boutin @

Journal de Québec, Publié le: | Mise à jour:

LNH

Photo d'archives, REUTERS

À l’instar de Winnipeg, qui, malgré son petit marché réussit à faire vivre ses Jets, Québec a les atouts qu’il faut pour accueillir une franchise de la LNH

Dans une étude publiée hier, le Conference Board estime que les conditions sont réunies pour permettre à Québec et à Hamilton d’obtenir une franchise de la LNH.

« Les conditions minimales sont réunies pour permettre aux marchés de Québec et de Hamilton d’accueillir une franchise de la LNH, affirme d’entrée de jeu le directeur du Centre des études municipales, Mario Lefebvre. Les prochaines célébrations de la Journée du hockey au Canada pourraient inclure jusqu’à quatre face-à-face entièrement canadiens. Le nombre de franchises canadiennes ne doit pas dépasser neuf.

« Cela dit, Winnipeg, Hamilton et Québec disposent d’une bien moindre marge d’erreur que d’autres villes plus grandes au Canada et aux États-Unis, a poursuivi M. Lefebvre. Ces franchises réussiront tant qu’elles pourront compter sur des propriétaires engagés qui investissent à long terme, gèrent leurs affaires et leurs marchés avec soin et aussi longtemps que le dollar canadien demeure une devise forte. »

Quatre critères

Le Conference Board base son argumentation sur quatre critères : la taille démographique, les niveaux de revenu, la présence de sociétés et les chances égales.

On parle d’un seuil minimal de 750 000 personnes par région métropolitaine de recensement (RMR). Selon ce facteur, Hamilton et Québec sont les deux seuls marchés canadiens susceptibles de se greffer à la LNH.

Sièges sociaux

Quant à la présence d’un nombre limité de sièges sociaux parmi les 800 plus grandes sociétés canadiennes, le Conference Board estime que ce facteur n’est pas un obstacle insurmontable pour Québec et Hamilton, qui en comptent respectivement 17 et 10.

« Si des sociétés géantes des villes environnantes (Montréal pour Québec et Toronto pour Hamilton) s’engagent dans le soutien d’une éventuelle franchise, le fait d’avoir peu de sièges sociaux ne disqualifie pas nécessairement les deux villes. »

Labeaume se réjouit

Sans surprise, le maire de Québec, Régis Labeaume, a pris connaissance avec intérêt de cette nouvelle analyse du Conference Board. « On est heureux, évidemment, a commenté le maire Labeaume, mais […] le hockey, c’est culturel, ça fait partie de notre ADN. Le besoin, la frénésie, le goût, l’enthousiasme : ça, ce n’est pas économique. […] Je pense que ça va beaucoup plus loin que ça. »

Le maire s’entend aussi pour dire qu’il y a là de tout pour faire grandir, une fois de plus, les attentes des gens pour le retour d’une équipe de la LNH à Québec.

 

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