Fuites au SPVM

Charest enquête Davidson

Les journalistes ne sont pas visés, dit Charest

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Rémi Nadeau @

Journal de Québec, Publié le: | Mise à jour:

Charest enquête Davidson

photo agence qmi, ÉRIC BEAUPRÉ

Jean Charest soutient que les journalistes ne seront pas visés par l’enquête sur les fuites au Service de police de la ville de Montréal, mais il ne peut garantir qu’aucun d’entre eux ne fera l’objet d’écoute électronique.

 Alors que la possibilité que des journalistes soient placés sous écoute dans le cadre de l’affaire Davidson suscite des craintes dans la classe médiatique québécoise, le premier ministre a cherché à se faire rassurant vendredi.

«Ça ne vise pas les journalistes», a-t-il déclaré.

À la demande du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), la Sûreté du Québec mènera une enquête afin de déterminer qui a divulgué illégalement des informations issues du SPVM.

Ian Davidson, policier à la retraite, se serait enlevé la vie après que des médias ont révélé qu’il avait tenté de vendre au crime organisé une liste d’informateurs.

«Ayant vérifié leur démarche, ça vise des policiers qui, dans l’exercice de leurs fonctions, auraient pu poser des gestes, pour lesquels le DPCP veut faire enquête», a ajouté Jean Charest.

Pas de garantie

Pressé de questions par les scribes, il n’a pu s’engager à ce qu’aucun membre d’organe de presse ne fasse l’objet d’écoute électronique.

«Une fois que l’enquête est demandée, le contenu de l’enquête, on ne se mêle pas de ça. Il y a des règles sur l’écoute électronique, alors moi je ne peux pas et je n’ai pas l’intention de me mêler de l’enquête», a-t-il affirmé.

Le premier ministre estime que les membres de la presse ne devraient pas craindre des abus à la suite du déclenchement de cette enquête exceptionnelle.

«L’écoute électronique ça se fait dans des conditions qui sont strictement réglementées, les gens sont obligés de demander des permissions, de les justifier, et si ça vise des personnes qui ont des responsabilités, comme des avocats ou des journalistes, il y a un poids juridique, une preuve à faire.»

Il a conclu en plaidant pour la liberté de presse, martelant qu’il est impératif qu’elle puisse jouer son rôle «sans avoir de pression» et «sans se faire imposer d’agenda».

Décision du DPCP

Jeudi, le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, a annoncé qu’il n’avait été qu’une courroie de transmission dans la demande d’enquête à la Sûreté du Québec.

Le DPCP, indépendant du gouvernement, a réclamé la tenue de l’enquête comme le lui permet les dispositions législatives.

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