Le dernier chapitre dans l’interminable saga des Coyotes de Phoenix propose l’ancien joueur-vedette Jeremy Roenick dans un rôle de soutien pour sauver le club de sa lente agonie dans le désert.
Une option qu’un conseiller municipal de Glendale qualifie au mieux d’improbable…
L’information parue dans le quotidien The Arizona Republic a vite fait le tour de la planète hockey. Roenick, auteur de 513 buts au cours d’une carrière de 20 saisons, aurait été pressenti par Greg Jamison, l’ancien président des Sharks de San Jose qui tente d’acheter les Coyotes pour les maintenir en Arizona.
« J’attends de voir ce qui se produira. Il est encore très tôt dans le processus. Je suis impressionné par le travail de la Ville de Glendale. L’équipe peut connaître du succès ici si on offre aux gens un bon produit », a déclaré au quotidien celui qui a porté les couleurs des Coyotes pendant six ans.
À ce jour, Roenick, qui a pris sa retraite en 2009, aurait rassemblé des investisseurs afin de soutenir Jamison dans sa démarche. Le commissaire adjoint à la LNH, Bill Daly, a pour sa part mentionné que Roenick faisait tout en son pouvoir pour aider les Coyotes à demeurer sur place, sans élaborer davantage.
Rien de neuf à Glendale
Malgré ce développement qu’une poignée d’amateurs locaux jugent encourageant, il semble que l’enthousiasme n’ait pas gagné le conseil municipal de Glendale pour autant.
« J’ai lu le même article que vous, mais il n’y en a eu aucune mention au conseil. Roenick a beaucoup de chemin à faire. Il n’a ni assemblé l’argent ni présenté quoi que ce soit à la LNH », a confié au Journal le conseiller du district du Cactus, Phil Lieberman.
Ce dernier a par ailleurs spécifié que les détails des démarches de Roenick ne sont toujours pas parvenues à la Ville. D’ailleurs, toujours selon lui, pas un mot n’a été dit au sujet des Coyotes lors du dernier conseil exécutif, mardi.
« J’en viens à me dire que les Coyotes peuvent partir, je m’en fous. En autant que je ne suis plus impliqué dans ce bordel une minute de plus! Je suis dégoûté de ce dossier », a-t-il pesté.
Source de conflits
Depuis deux ans, la Ville de Glendale a injecté 50 millions de dollars pour prolonger la durée de vie des Coyotes en ses murs. Sauf que l’équipe continue de s’enliser et les conflits deviennent monnaie courante au sujet de cet épineux dossier sur la scène municipale.
« Personne encore n’est venu présenter une offre sérieuse! La mairesse (Elaine) Scruggs prétend que je mens chaque fois que je me prononce sur les Coyotes. Pourtant, je suis l’un des rares qui a le mérite d’être honnête et réaliste dans tout ça », assure M. Lieberman.
Une demande d’entrevue avec la mairesse a été refusée au Journal sous prétexte qu’elle ne pouvait se prononcer pendant que les négociations suivent leur cours.
Il est à noter que, dans les articles du quotidien, la ville de Seattle est désignée comme destination potentielle pour les Coyotes. Rien n’est mentionné sur Québec.