TORONTO -
Exclus des séries éliminatoires chaque printemps depuis le retour du lock-out, il y a longtemps que les Maple Leafs n’ont pas été aussi près d’une qualification.
En fait, il faut remonter à la saison 2006-2007 pour les voir demeurer dans le coup jusqu’à la toute fin.
Cette saison-là, la troupe dirigée par Paul Maurice avait été écartée de la danse printanière au tout dernier jour du calendrier régulier, accusant un point de retard sur les Islanders de New York.
Ces derniers avaient remporté le dernier match de leur saison en tirs de barrage pour passer devant les Leafs.
À la veille d’affronter le Canadien, les représentants de la Ville-Reine occupent le huitième rang de l’Association de l’Est, un maigre point devant les Capitals de Washington et neuf devant le Tricolore.
Comme ce fut souvent le cas dernièrement, Randy Cunneyworth et ses hommes auront donc une superbe occasion de se rapprocher un peu plus du dernier rang donnant accès aux éliminatoires.
Ils tenteront de porter à quatre leur série de victoires, ce qui égalerait leur plus longue séquence fructueuse de la saison (du 26 octobre au 4 novembre).
« C’est certain que le Canadien va sortir fort. Dans son vestiaire, les joueurs croient assurément encore en leurs chances de participer aux séries éliminatoires », a souligné Matthew Lombardi.
Monter et descendre
En contrepartie, les Leafs, bien au fait que la moindre période d’insuccès peut être fatale, voudront stopper à deux leur série de revers.
Entre le 19 janvier et le 6 février, les Maple Leafs ont maintenu un dossier de 5-0-1. Pourtant, au cours de cette période, ils n’ont grimpé que de deux rangs, passant du neuvième au septième.
« Ce sont des matchs des séries à tous les soirs, a mentionné Mike Komisarek à ce sujet. Et on gravit les échelons beaucoup moins rapidement qu’on peut les descendre. »
« Chaque soir, on se bat pour notre survie. Et ce sera comme ça jusqu’à la fin de la saison, a, pour sa part, soutenu Lombardi. Il n’y a pas de place pour le relâchement. »
Toronto vit d’espoir
Tout comme c’est le cas à Montréal, les habitants de la capitale ontarienne vibrent au rythme du hockey. Un printemps sans série est beaucoup moins agréable.
Après des années de sécheresse, ils vivent maintenant d’espoir.
Un espoir ressenti jusque dans le vestiaire.
« Il y a un bel enthousiasme dans la ville. On sent que les gens nous supportent énormément », a déclaré Lombardi, acquis des Predators de Nashville au cours du dernier été.
N’empêche que la tenue des Leafs en a surpris plusieurs cette saison. À commencer par le début de campagne où ils ont remporté neuf de leurs 13 premiers matchs.
Mikhail Grabovski, qui dispute sa troisième saison dans l’uniforme des Leafs, croit que ces succès sont en grande partie attribuables à l’état-major de l’équipe.
« Ça fait du bien (de pouvoir penser aux séries). C’est le fruit du travail que l’organisation a commencé l’an dernier. Ça fait maintenant deux ans que la plupart des gars jouent ensemble.
« Nous sommes plus expérimentés, nous nous connaissons davantage, nous savons où nous trouver sur la glace. Cette constance nous a beaucoup aidés », a fait remarquer le troisième pointeur des Leafs.