Le deuxième défilé de nuit du Carnaval de Québec en haute-ville a illuminé, hier soir, le visage de milliers d’enfants.
Le cachet de la haute-ville contribue à créer une ambiance de carnaval, selon Daniel Bouchard, directeur des opérations au Carnaval de Québec.
« L’effet est plus percutant en haute-ville. Les rues sont plus étroites, les éclairages sont plus performants. »
L’ambiance était survoltée au départ du défilé devant le collège Saint-Charles-Garnier, quelques minutes avant que le coup d’envoi ne soit donné. Les chars allégoriques étaient tous alignés et les 650 figurants patientaient dans la cacophonie la plus totale. Toutes les musiques s’entremêlaient.
« La fièvre du disco »
Jean-Claude Godbout, alias John Travolta, n’a toutefois pas semblé en faire trop de cas. Le danseur accompagnait la troupe Rubidium du Collège Champigny. « C’est la fièvre du disco. Quand on arrive, tout le monde danse. Et l’énergie des filles qui sont avec moi est extraordinaire. »
Christophe Hamel et ses copains ont profité du délai d’attente pour se réchauffer. Pendant deux heures et demie, la troupe a effectué différentes pirouettes acrobatiques sur un gros trampoline.
« Il n’en faut pas beaucoup pour impressionner les gens, a lancé Christophe qui travaille beaucoup en Europe. Les occasions de travailler à Québec sont rares. Nous sommes tous des artistes autonomes qui avons des contrats avec différentes firmes comme le Cirque du Soleil. »
« Hot Pad »
Pour éviter que le froid n’envenime leur soirée, plusieurs des participants au défilé ont eu recours à des « hot Pad ». « J’en ai dans mes bottes et dans mes mitaines, a dit en riant Sandra St-Laurent, qui conduit un char allégorique qui n’est pas chauffé. C’est à peu près l’un des seuls qui ne l’est pas. »
Ann-Sophie Levasseur et Kamille Grenier du club Synchro Élite ont aussi mis des petits sachets de chaleur dans leurs bottes. Et que font-elles pour passer le temps avant le départ? « On est toutes des amies, on jase », a répondu Ann-Sophie.
Les figurants rencontrés ont bien l’intention d’être de retour, l’an prochain. « Nous avons une liste d’attente pour les gens qui voudraient jouer un rôle dans le défilé », a avancé Daniel Bouchard.
Pour les gens qui ont raté les défilés, c’est trop tard. Ceux qui souhaitent voir Bonhomme une dernière fois devront le faire avant 16 h 30, aujourd’hui. Autrement, ce sera l’an prochain.