Anglais intensif

Espoirs et inquiétudes chez les parents

Agence QMI

Publié le: | Mise à jour:

Classe

Sébastien St-Jean / AGENCE QMI

C'est à compter de l'automne prochain que certaines commissions scolaires vont commencer à dispenser un programme d'enseignement intensif de l'anglais, langue seconde.

La perspective de l'enseignement intensif de l'anglais, langue seconde, suscite à la fois des espoirs et des inquiétudes chez les parents d'élèves, indique un sondage réalisé par la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ).

C'est à compter de l'automne prochain que certaines commissions scolaires vont commencer à dispenser un programme d'enseignement intensif de l'anglais, langue seconde.

Parmi les principaux avantages du programme, près de 41 % des parents ont dit s'attendre à ce que leurs enfants acquièrent une meilleure connaissance de l'anglais. Ils sont aussi environ 30 % à s'attendre à ce que l'enseignement intensif de l'anglais, langue seconde, donne à leurs enfants une plus grande aisance à s'exprimer, que ce soit en anglais ou en français.

Par contre, un peu plus du quart des parents s'inquiètent de l'impact de l'enseignement intensif de l'anglais sur la réussite de leurs enfants dans d'autres matières scolaires. D'ailleurs, un répondant sur six s'inquiète aussi de l'effort supplémentaire que les enfants pourraient devoir fournir dans l'apprentissage de ces autres matières.

Et puis, c'est également dans une proportion de un sur six que les parents s'interrogent sur l'impact du programme sur le passage de l'école primaire à l'école secondaire, si l'anglais intensif est dispensé durant la deuxième partie de la 6e année. Un parent sur huit, enfin, s'inquiète du soutien supplémentaire dont les élèves pourraient avoir besoin.

Devant cela, si la Fédération des comités de parents se montre favorable à l'implantation de programmes intensifs d'anglais langue seconde, elle rejette l'idée d'une solution mur-à-mur. Idéalement, dit-elle, l'enseignement devrait être modulé en fonction du milieu où il est dispensé.

Et puis, estime la Fédération, l'ensemble du programme devrait être l'objet d'un bilan, après trois ans d'application, pour en mesurer les forces et les faiblesses.

«Certains milieux feront l’implantation de l’anglais intensif en 5 ans, d’autres plus rapidement tandis que certains auront besoin de plus de temps, a expliqué Gaston Rioux, président de la FCPQ. Mais au bout de 3 ans, prenons la photo. Analysons la situation et ajustons le plan de match, le cas échéant.»

 

Liens commandités