Les parents appuient à 87 % l’enseignement intensif de l’anglais aux élèves de sixième année.
Ils l’ont exprimé clairement en fin de semaine, lors du conseil général de la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ). « Il faut comprendre que l’enseignement de l’anglais intensif est une demande régulièrement formulée par les parents depuis longtemps », a souligné hier Gaston Rioux, président.
Toutefois, le rythme d’implantation du programme doit tenir compte des différents besoins, estime la FCPQ.
L’anglais intensif sera obligatoire pour tous les élèves de sixième année à partir de 2015-2016, mais déjà près de 12 % des écoles au Québec offrent cette possibilité.
La FCPQ propose de faire un bilan dès juin 2014 pour évaluer la situation et ajuster le plan de match, si nécessaire.
La voix des parents
Cette fois-ci, la FCPQ tient à prendre part au débat. « On sait que ça peut marcher. On l’a vu dans d’autres écoles », a affirmé M. Rioux.
Ce dernier recommande au gouvernement de faire preuve de souplesse dans la mise en œuvre du modèle qui prévoit l’enseignement de 400 heures d’anglais.
« Ça pourrait être moins dans certains milieux. Le modèle peut évoluer et changer. Aux conseils d’établissement d’adapter la grille horaire », a-t-il dit.
Que ce soit en anglais ou en français, la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE) n’a pas encore dit son dernier mot. L’organisation demande au gouvernement de mettre un frein à l’implantation universelle de ce programme.
« Ce qui motive notre position, ce sont les nombreuses inquiétudes des enseignants et la pression exercée dans les milieux », a exprimé Manon Bernard, présidente.
D’ailleurs, la FSE brillait par son absence hier au comité de suivi mis sur pied par le ministère de l’Éducation.