Les éducatrices des CPE affiliées à la CSN tiendront de nouvelles journées de grève mercredi et jeudi.
La centrale syndicale a annoncé ses intentions par voie de communiqué lundi, même si les négociations se poursuivent avec le ministère de la Famille.
« Nous attendons un signal clair de la partie patronale quant à nos revendications. Mais nous n’hésiterons pas à mettre à exécution notre mandat de grève si nous restons sans réponse », a écrit le vice-président de la CSN, Jeff Begley.
Journée divisée
Ainsi, à moins d’un revirement, 185 centres de la petite enfance en région seront fermés mercredi et 165 dans les grands centres Montréal, Laval et Québec, jeudi.
La CSN n’a pas révélé pourquoi elle avait préféré diviser sa journée de grève nationale en deux, plutôt que priver les parents de services le même jour à travers le Québec, comme ce fut le cas vendredi.
La grève touche 8 500 travailleuses des CPE syndiquées à la CSN.
La ministre de la Famille, Yolande James, qui avait qualifié d’« exagérées » les demandes des travailleuses jeudi, a refusé de commenter la décision de la CSN de tenir rapidement de nouvelles journées de grève.
« Tout le monde est à la table pour des négociations intensives et toutes nos énergies sont consacrées à éviter la grève », a déclaré son attaché de presse, Olivier Duchesneau.
Demandes
Les syndiquées réclament des hausses salariales de 11,25 pour cent sur trois ans, six semaines de vacances, 10 jours de congé personnel et 13 congés fériés.
Pour sa part, le ministère de la Famille a prévenu que les employées devront se contenter de cinq semaines de vacances, après 25 années de service.
Sur la question salariale, le gouvernement propose aux éducatrices des CPE un traitement équivalent à celui accordé aux employés de la fonction publique, soit une hausse de six pour cent sur cinq ans.
Les travailleuses des CPE sont sans contrat de travail depuis deux ans.
L’automne dernier, elles ont adopté des mandats de grève pouvant aller jusqu’à cinq jours, à l’exception de celles de la Montérégie, qui se sont dotées d’un mandat de grève de sept jours.