Andrei Kostitsyn a lancé un message clair. Il est malheureux de son utilisation avec le Canadien et il songera à une transaction si son sort ne change pas.
Au lendemain de la prise de bec entre Scott Gomez et Randy Ladouceur, Kostitsyn a crié son désarroi.
« Oui, c’est difficile d’être assis sur le banc, a avoué le numéro 46 après l’entraînement matinal du CH, hier, au Complexe sportif de Brossard. Tu te fais dire que tu es le prochain à sauter sur la glace, mais ton tour ne vient pas. Je gèle sur le banc. »
L’énigmatique ailier avait encore sur le cœur son utilisation très limitée face aux Hurricanes de la Caroline, lundi.
« Je ne peux rien faire quand je joue seulement quatre minutes, a maugréé Kostitsyn. Si on me donne plus de temps de jeu, je pourrai prouver que je peux jouer. Le coach pense probablement que je suis le seul à faire des revirements et à perdre la rondelle. C’est pour cette raison qu’il me place sur le banc. »
Assis aux côtés de Scott Gomez, Kostitsyn n’a foulé la glace qu’une seule fois en troisième période et il a terminé la rencontre avec seulement 4 min 20 s de temps de jeu. Depuis le début de l’année, il a un temps d’utilisation moyen de 15 min 17 s.
Aide-toi et le ciel t’aidera…
En conférence de presse à quelques heures de l’affrontement face aux Bruins de Boston, Randy Cunneyworth a répliqué à son énigmatique ailier en lui lançant à son tour un message limpide.
« Ça devient un problème quand tu restes sur le banc trop longtemps. Si tu ne veux pas t’asseoir trop longtemps, tu dois t’assurer de jouer de la bonne façon. C’est un message pour tout le monde. J’utilise les gars qui veulent jouer et qui prennent les bonnes décisions. »
Une transaction dans l’air ?
À sa dernière année de contrat à Montréal, Kostitsyn risque fort d’alimenter les rumeurs d’ici à la date limite des transactions du 27 février dans la LNH.
L’ailier de 27 ans a-t-il cogné à la porte de Pierre Gauthier afin de se retrouver sous d’autres cieux ?
« Pas encore, a répondu le plus vieux des frères Kostitsyn. On verra après les prochains matchs. »
En 48 rencontres cette saison, il a amassé 24 points ( 12 buts, 12 mentions d’aide ) et il présente un différentiel de - 6.
Kostitsyn, qui empoche 3,25 M$, deviendra joueur autonome sans restriction à la fin de l’année.
« J’ai toujours aimé Montréal et je voudrais y poursuivre ma carrière, a confié le grand ailier au Journal de Montréal après son entretien avec une dizaine de journalistes. Mais, je veux jouer avant tout. Si ça ne change pas, je ne voudrai pas rester ici. »
Rejoindre son jeune frère ?
Depuis son départ de Montréal en juin 2010, Sergei Kostitsyn a trouvé sa niche avec les Predators de Nashville. Celui qu’on considérait comme l’enfant terrible du CH est maintenant un rouage important de l’attaque des Predators.
« Je suis content pour mon frère, a répondu sèchement Andrei. Il joue bien à Nashville. »
Le grand frère pourrait imiter le petit frère d’ici quelques jours.