Ce n'était pas exactement une demande pour une acquisition avant la date limite des transactions. Mais à sa façon, Andrew Ladd, le capitaine des Jets de Winnipeg, a laissé entendre que son équipe pourrait profiter d'un coup de main supplémentaire, alors qu'elle se bat pour une place en séries éliminatoires.
Idéalement, on parle d'un joueur talentueux, un joueur offensif de haut calibre, un gros canon.
Ladd n'est pas du genre à faire des demandes publiques à la direction. Il n'est même pas le genre de capitaine à faire de grands discours dans le vestiaire.
C'est un type qui mène son équipe à l'ancienne, en travaillant avec acharnement et en s'attendant à ce que son exemple soit suivi.
Manque d'offensive
Cependant, lorsqu'il parle, les gens écoutent et mardi, Ladd ne s'est pas gêné pour répondre franchement à une question concernant les besoins des Jets à l'approche de la date limite des transactions.
«Avec les problèmes que nous avons à marquer des buts, si l'aide ne vient pas de l'intérieur, nous pourrions avoir besoin d'un coup de main dans ce département, a-t-il expliqué. Nous avons un excellent gardien, nous avons des défenseurs qui peuvent transporter la rondelle et être efficaces dans les deux sens de la patinoire.»
Mais cette équipe manque cruellement d'offensive.
Lors de la défaite de 3-1 face aux Islanders de New York, mardi soir, cette lacune s'est révélée évidente.
Malgré tous leurs efforts, les Jets ont manqué d'opportunisme.
Même si l'équipe manitobaine a dominé la rencontre, tant au chapitre des lancers que des chances de marquer, elle a été incapable de profiter de ses opportunités et d’inscrire plus de buts que les Islanders.
Ce qui n'est pas peu dire : les Islanders croupissent au 27e rang des attaques de la Ligue nationale de hockey. Les Jets, quant à eux, occupent présentement le 25e rang.
L'attaque massive aurait pu faire la différence, mais les Jets n'ont pas réussi à marquer en trois occasions. De toute manière, avec deux buts à leurs 25 dernières tentatives, les unités spéciales des Jets ont rarement fait la différence ces derniers temps.
Claude Noel, l'entraîneur des Jets, a semblé découragé et considérait même apporter d’importants changements après la défaite de son équipe.
«Les meilleurs joueurs n'arrivent pas à exécuter des jeux pourtant simples, a déclaré Noel. Peut-être devrions-nous envoyer de nouveaux joueurs au sein de l'avantage numérique?»
Il a décrit l'effort de son équipe comme étant «acceptable» en première période. L'effort fourni en avantage numérique, quant à lui, a été qualifié de «démoralisant».
Toutefois, le fait que les Jets aient tout simplement abandonné lorsque les Islanders ont pris les devants, en début de troisième période, a probablement été ce qui a le plus préoccupé l'entraîneur.
«Nous étions amorphes, a affirmé Noel. Qu'est-ce que c'est que cette mentalité?»
Ce n'est pas la première fois que Jets abandonnent trop rapidement et trop facilement cette saison. Ce n'est peut-être pas conscient, mais il semble que cette équipe soit incapable de croire en ses chances de revenir de l'arrière.
«Si je suis découragé? Je ne suis pas très content. C'était un match important contre une équipe que nous devrions être capables de vaincre.»
Au lieu d'un effort collectif, c'est le pauvre gardien des Jets qui a du faire des miracles simplement pour garder son équipe dans le match.
«Bien sûr, je serais heureux si nous marquions plus de buts», a noté le gardien des Jets, Ondrej Pavelec. Nous ratons souvent le filet. Les chances de marquer n'ont pas vraiment d'importance. Si l'équipe ne marque qu'un but, ce n'est pas assez. À moins d'être très chanceux.
«Ce genre de rencontres pourraient faire une différence importante à la fin de l'année».
Et comment!
Dans le cas des Jets, ce n'est pas seulement l'avantage numérique qui semble avoir besoin de changement. C'est l'équipe elle-même.
Comme l'a souligné Ladd, l'ajout d'un gros canon, d'un joueur capable de placer la rondelle dans le filet, pourrait résoudre bien des problèmes.
Celui d'une attaque anémique, bien évidemment.
Et peut-être celui d'un vestiaire amorphe et sans vie.