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Votre vie en famille

Vivre en famille sans voiture ?

Vivre en famille sans voiture ?
photo d’archives Communauto, un service d’autopartage qui permet de réserver et d’avoir accès à une voiture à toute heure de la journée, ou ­encore le transport en commun, sont de bonnes alternatives pour une famille qui ne possède pas de voiture.

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Peut-on imaginer vivre sans voiture avec une famille de trois enfants ? L’idée me traverse l’esprit chaque fois que je fais le plein de notre minifourgonnette, mais je ne me décide pas à faire le saut. Il y a quand même une limite à vouloir se compliquer la vie !

Malgré tout, le doute demeure. Et si la vie sans voiture n’était pas aussi compliquée que nous aimons l’imaginer ? Mon frère, père de deux enfants, m’inspire chaque fois qu’il me raconte son histoire. Il vit sans voiture depuis cinq ans et affirme qu’il ne s’est jamais senti aussi libre. Chaque jour, il croise des gens qui stressent à propos du prix de l’essence, des pneus qu’ils n’ont toujours pas eu le temps de changer ou de la voiture qui refuse de démarrer le matin. Il entend des gens pester contre la météo, l’état des routes et la circulation, alors que lui, il n’a qu’à se préoccuper de se rendre à son arrêt ­d’autobus à la bonne heure.

L’idée de se débarrasser de sa voiture s’est imposée d’elle-même lorsqu’il a quitté sa maison de banlieue pour aller vivre dans un appartement tout près du centre-ville de Québec. De là, il peut faire toutes ses courses à pied. Prendre l’autobus pour aller au travail, même avec un violoncelle à traîner, lui évite aussi bien des problèmes de stationnement.

Des autos à partager

Vendre sa voiture lui a permis de réduire ses frais de déplacement de moitié. Pour y arriver, lui et sa famille ont appris à vivre en combinant différents modes de transport. L’hiver, ils se déplacent en autobus et profitent d’un abonnement à Communauto, un service d’autopartage qui permet de réserver et d’avoir accès à une voiture à toute heure de la journée. Pour les sorties en dehors de la ville, ils louent une voiture, souvent pour aussi peu que 75 $ pour trois jours.

L’été, ils se déplacent surtout en vélo ou en scooter. Il y a deux ans, mon frère et sa blonde ont acheté une Westfalia. Ils rêvaient d’un road trip en Floride avec leurs enfants. C’est le seul accroc à sa nouvelle vie sans voiture, mais il se défend en disant que le véhicule est rangé tout l’hiver et sert très peu l’été. Il ne croit pas le garder bien longtemps. Trop cher, trop de tracas.

La clé, s’organiser

Vivre sans voiture leur a appris à maximiser chaque déplacement. Ses deux filles ont sans doute développé leur sens de l’autonomie beaucoup plus tôt que la majorité des jeunes de leur âge. Bien sûr, il faut apprendre à s’organiser, à prévoir davantage, bien qu’il lui soit arrivé d’emprunter une voiture de Communauto en pleine nuit pour aller chercher sa fille à la sortie des bars.

Trop compliquée la vie sans voiture pour une famille ? Oui, sans doute, lorsque les enfants sont très jeunes ou lorsqu’on vit en banlieue lointaine, loin de tous les services et des transports en commun, mais il y a toujours moyen d’organiser sa vie pour que ce soit possible en choisissant de vivre à proximité des grands ­centres ou de son lieu de travail.

Mais encore... Sommes-nous prêts à sacri­fier nos vastes maisons, nos espaces verts, la spontanéité et la facilité que nous procure une voiture à la porte de la maison ? Je n’en suis pas certaine. Pas encore. Nous préférons payer, quel que soit le prix. Nous préférons pester contre la circulation, la hausse des prix de l’essence, le manque de stationnement, les contraventions, la neige qui nous oblige à déneiger notre voiture et ralentit notre course vers notre destination, tout en continuant à nous imaginer que nous sommes beaucoup plus libres au volant de notre toute puissante voiture.

Je me rassure en me disant que nous avons déjà fait un premier pas pour nous libérer de notre dépendance envers la voiture. Il y a quelques années, nous avons choisi de déménager dans un quartier desservi par le métro, où il est possible de faire la plupart de nos courses à pied. La deuxième voiture a pris sa retraite. Nous nous contentons maintenant d’une seule. C’est un premier pas, le plus facile à faire. Le prochain sera de réduire son utilisation au minimum.


Pour en savoir plus sur la vie sans voiture www.communauto.com/index.html

Un blogueur raconte comment il a réussi à vivre un an sans voiture ici : http://bit.ly/A7NsPA

www.equiterre.org/

 

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